Ceux qui marchent debout

Date de création : 1994
Pays : France
Langue : Français
Membres : Bruno Gautheron, Sylvain Lacombe, Serge Calka, Eric Dubessay, Cyril Noacco, Bruno Clark

Au royaume de la fête, Ceux Qui Marchent Debout sont rois! Au son du funk, du ska ou de la salsa, cette fanfare entraîne son public (consentant) dans de joyeux délires musicaux. Et pas que sur scène...

Plus d'infos
  • Site officiel de CQMD
  • Au royaume de la fête, Ceux Qui Marchent Debout sont rois! Au son du funk, du ska ou de la salsa, cette fanfare entraîne son public (consentant) dans de joyeux délires musicaux. Et pas que sur scène...

    C'est en 1992, autour d'un trompettiste toulousain, Androuze, que se forme une fanfare de musiciens parisiens toujours prêts à enflammer un bar ou une fête. Inspirés d'une bande dessinée, ils prennent comme nom Les Fils de Crao. Puis de bar en bistrot, de bistrot en fête de rue, la fanfare se forge une petite notoriété. Androuze quitte la formation et laisse sa place à un nouveau trompettiste. Le groupe est alors définitivement constitué de six membres, six musiciens fous et inspirés : Bruno "Proto" Gautheron à la trompette, Sylvain "Tub" Lacombe au trombone, Serge "Roufi" Calka à l'hélicon, Eric "Tafani" Dubessay à la caisse claire et au chant, Cyril "Vich" Noacco à la grosse caisse, et Bruno "Grand" Clark au banjo. Ce dernier avait déjà produit un album avec Malka Family en 90 et co-créé le label Patate Records.

    Leur répertoire ? Tout ce qui swingue, tout ce qui groove, tout ce qui bouge. De la soul de James Brown au funk de George Clinton en passant par les maîtres du ska, Desmond Dekker, les Skatalites, ou encore les fanfares funk de la Nouvelle-Orléans tel le Dirty Dozen Brass Band, toutes les influences se bousculent dans l'univers de la fanfare parisienne. Plutôt porté vers le mouvement et le contact direct et de plein pied avec le public, le groupe décide de scinder la batterie en deux afin que chaque membre puisse se tenir debout et surtout se déplacer. C'est ainsi qu'en 1994, lorsqu'ils décident de changer de nom pour cause d'homonymie avec un autre groupe, c'est tout naturellement qu'ils prennent le nom de Ceux Qui Marchent Debout.

    De la rue à la scène

    On les voit alors plutôt dans les bars et dans les manifestations de rue, toujours très près de la foule qui raffole de ces six musiciens dont le sens de la fête dépasse la moyenne autorisée. Outre des reprises, ils composent également de plus en plus de titres chantés ou instrumentaux et se constituent petit à petit un répertoire propre. Pour se consacrer entièrement à la musique, ils montent une association, obtiennent une licence d'entrepreneur de spectacle, puis à la même époque rencontrent leur agent qui les accompagne désormais dans une aventure qui ne cesse de prendre de l'ampleur.

    Depuis 1994, la liste de leurs concerts, de leurs participations à des festivals, de leurs apparitions parfois surprises dans des fêtes, des manifestations culturelles en tous genres, et toujours dans la rue, leur aire de jeu favorite, est de plus en plus longue. Soul, funk, rythmes latinos, africains ou parisiens, la musique coule à flots et partout où ils passent, il est impossible de rester assis.

    En juillet 1995 au Bataclan de Paris, ils partagent une de leurs premières grande scènes avec le bassiste funk américain Bootsy Collins dont ils assurent la première partie. Puis dans un bar du quartier de la Bastille, ils sont repérés par le réalisateur Cédric Klapisch qui leur commande un titre pour son prochain film.

    Le grand public les découvre en 1996 à la télévision lors de la Cérémonie des Molière (récompenses du théâtre français). Ils ouvrent la soirée en faisant une entrée remarquée dans le théâtre du Châtelet par le fond de la salle et en interprétant le titre qu'ils ont justement écrit pour "Chacun cherche son chat", le film de Cédric Klapisch, "Food for love". Le film sort en avril 96.

    Des tournées tous azimuths

    Puis les tournées s'enchaînent et en 96, Ceux Qui Marchent Debout sont partout. Le 9 mars, ils font un tour par le Café de la Danse à Paris. En avril, ils jouent au festival de jazz d'Albi dans le sud de la France et au Festival du Printemps de Bourges, puis pour la Fête de la Musique le 21 juin, ils participent à la soirée RFI au Divan du Monde à Paris. Début juillet, ils passent au Festival de Jazz de Montréal au Canada. Le 15 juillet, on les retrouve aux Francofolies de la Rochelle sous le Magic Mirrors, superbe petit chapiteau itinérant datant des années 20. Ce lieu convient parfaitement à la fanfare puisque le groupe est presque au même niveau que le public qui les entoure.

    Premier album

    Début novembre, sort leur premier album, "Debout". Entièrement signé Ceux Qui Marchent Debout, les quatorze titres de l'album sont réalisés par le producteur anglais Andy Lyden qui s'est illustré auparavant avec le nigérian Femi, le jamaïcain Lee Scratch Perry, ou les français des Têtes Raides. Les critiques sont excellentes et le titre extrait de l'album, "La Mayo" est assez largement diffusé sur les radios. La même année, outre la bande originale du film de Cédric Klapisch, on les trouve également sur une compilation de Ska, "Let's skank", sous le label Patate Records.

    Après un passage au Festival du Vent de Calvi en Corse, puis une tournée de dix jours sur l'île de la Réunion, Ceux Qui Marchent Debout s'installent au théâtre de l'Européen à Paris du 29 octobre au 10 novembre. Dans une chaude ambiance, le public est accueilli autour du bar et au son du groupe qui assure la première partie, Los Sombreros. Une fois que les festivités sont alors bien entamées, la fanfare démarre deux heures de groove déchaînées et mémorables.

    Enfin, le 26 novembre, Ceux Qui Marchent Debout font la première partie du groupe français funk FFF à l'Olympia.

    Honorés au Midem

    L'année 1997 démarre au Midem de Cannes (Marché International du Disque et de l'Edition Musicale) où le groupe est repéré par l'équipe d'EMI qui décide de racheter l'édition de leur premier album et de les faire signer sur le prestigieux label anglais. Toujours au MIDEM, la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs) décerne un des Prix Talents 97 à Ceux Qui Marchent Debout.

    Puis, parmi les innombrables dates de leurs concerts à travers la France et l'étranger, on peut noter une participation au Festival du Film Policier de Cognac début avril 1997. Peu de temps après, ils s'envolent au Festival International de Lafayette en Louisiane où ils plongent aux racines mêmes des fanfares à l'américaine, Brass Bands et autres Marching Bands. Ils font aussi un malheur en Afrique lors d'un séjour à Lagos au Nigeria, puis au Sénégal.

    Le 21 juin, pour l'annuelle Fête de la Musique en France, ils sont à Blois, avant d'envahir les festivals de l'été. En juin, on les trouve en Suisse au Festival Open Air de Saint Gallen. En juillet, ils mettent le feu au Festival de la Côte d'Opale dans le nord de la France, puis au Festival de Jazz de Montréal et au Festival d'Eté de Québec. Fin août 97, retour en Bretagne pour les Jeudis du port de Brest le 28, puis à Nantes pour les Rendez-Vous de l'Erdre.  

    Au cours de l'hiver 97-98, Ceux qui marchent debout réintègrent les studios pour enregistrer leur deuxième album qui sort en fanfare (!!) le 5 juin 1998. C'est sous un nouveau label, 109, que paraît "Your Boddy", un album avec plus de textes que le précédent. Pour inaugurer la sortie, le groupe fait la fête au Trianon le jour même de la sortie avec un concert très chaud. Puis l'été arrivant, ils tournent à travers la France et écument les festivals. On les retrouve également au Canada du 1 au 6 juillet pour le festival de jazz de Montréal puis de Québec.

    Après une période vacances, on retrouve CQMD sur les routes de France jusqu'à la fin de l'année avec un passage au New Morning à Paris le 5 novembre. En avril 99, ils sont aux Etats-Unis, à Houston d'abord, puis à Lafayette en Louisiane pour deux concerts mémorables durant lesquels la formation embrase le public déjà surchauffé de ce Festival francophone.

    Toujours sur la route, le groupe sort un nouvel album en 2001, " Funky Stuff in a Reggae Style". Les références se renouvellent en naviguant entre ska et vieux reggae. Fela, James Brown et même Ravel font partie du voyage. Ils tournent une bonne partie de l'été en particulier sur les festivals comme Solidays à Paris en juillet ou le festival de jazz de Marciac en août.

    A l'automne 2002, le groupe se produit pour quatre dates sold out dans la petite salle parisienne du Trabendo. Ils font monter sur scène les multiples invités de leur album. Sur certains morceaux, les voilà à 25 musiciens sur scène !

    2005 : "Orange"

    Bientôt, le combo s'enrichit d'une nouvelle personnalité : Arthur Simon, trompettiste de Tony Allen et David Murray intègre le groupe lors d'un concert à Bercy avec Manu Chao. Ensuite, le groupe part en tournée dans le monde, La Havane, la Nouvelle Orléans, Dakar ou l'Afrique du Sud et rencontre toujours un joli succès.

    En 2005, CQMD sort un cinquième album "Orange", et le présente devant le public conquis du New Morning…avant d'aller faire danser les publics du monde entier et notamment du Maghreb,  du Moyen-Orient et d'Europe du nord.

    A l'automne 2006, Joey Starr contacte CQMD pour leur demander de l'accompagner sur la scène de l'Olympia et reprendre dans un meddley on ne peut plus funky, les titres de NTM ainsi  que "Gare au Jaguarr", morceau issu de son dernier album solo du même nom. Cette audacieuse collaboration se renouvellera sur la même scène en février 2007.

    Début 2006, le groupe se permet quelques innovations : l'acquisition d'une batterie électronique et d'un fuzz (effet de distorsion) sur le trombone. C'est avec ces quelques nouveautés instrumentales que le sixième album "The Jackpot" est conçu dans un esprit d'ouverture. Ce nouvel opus qui sort en février 2007, flirte avec de nouvelles ambiances : rock électro, P funk, voire disco…Diversité, mais groove de rigueur, c'est le credo de CQMD pour 2007 avec notamment une tournée qui débute au New Morning à Paris les 9 et 10 février.

    *

    Que ce soit en acoustique dans la rue ou amplifiés en concert, les membres de la fanfare funky-soul-latino-reggae-rap parisienne, dans leurs costumes de scène orange, explosent sur toutes les scènes qu'ils croisent et oxygènent avec talent et énergie un vaste répertoire musical.

    Avril 2007

    © RFI Musique
    Reproduction totale ou partielle strictement interdite sur tout support sans autorisation préalable.

    Fermer