Juliette Gréco

Né(e) : 07/02/1927 à Montpellier (France)
Pays : France
Langue : Français
Qualité : Chanteuse
Genre musical : Chanson

Il n'est pas un instant de la carrière de Gréco qui n'évoque le Paris brillant de l'après-guerre, quand Sartre et Camus se croisaient au Café de Flore, quand idées et poésie emplissaient les pages de la NRF et les cabarets de la rue Dauphine. Trouvera-t-on encore des Prévert, des Queneau, des Lafforgue, pour alimenter le répertoire d'une nouvelle petite chanteuse ?

  Dossier spécial Gréco

Il n'est pas un instant de la carrière de Gréco qui n'évoque le Paris brillant de l'après-guerre, quand Sartre et Camus se croisaient au Café de Flore, quand idées et poésie emplissaient les pages de la NRF et les cabarets de la rue Dauphine. Trouvera-t-on encore des Prévert, des Queneau, des Lafforgue, pour alimenter le répertoire d'une nouvelle petite chanteuse ?

  Dossier spécial Gréco

C'est dans le sud de la France, à Montpellier, que naît Juliette Gréco le 7 février 1927. Son père, corse, est policier sur la Côte d'Azur, et elle ne le verra pas souvent. Juliette et sa soeur aînée Charlotte sont élevées à Bordeaux par leurs grands-parents maternels. Enfant solitaire, Juliette passe sa scolarité dans un sévère établissement religieux.

Gestapo

Lorsque leur mère vient les rejoindre en 1933, elles partent toutes les trois s'installer à Paris. Juliette s'adonne alors à la danse avec passion et entre à l'opéra de Paris. En 1939, la seconde Guerre mondiale éclate. La famille retourne dans le sud-ouest du pays, en Dordogne. La mère de Juliette devient membre actif de la résistance; elle est arrêtée par la Gestapo en 1943. Juliette et Charlotte remontent sur Paris, et sont également emprisonnées très vite. Charlotte et sa mère sont alors envoyées en déportation à laquelle Juliette échappe en raison de son jeune âge.

Libérée, elle se retrouve seule et sans argent dans Paris, ville où elle ne connaît personne. Son professeur de français, la comédienne Hélène Duc, l'héberge. Juliette découvre alors le théâtre et l'art dramatique. Elle prend quelques cours et décroche quelques petits rôles de figuration à la Comédie française, prestigieuse institution. Dans un Paris encore en guerre, elle traîne sur la Rive gauche de la Seine, dans le Quartier Latin et à Saint-Germain-des-Prés où elle découvre une vie intellectuelle et artistique qui prendra toute son ampleur après-guerre. Elle découvre également la vie politique à travers les Jeunesses communistes qu'elle fréquente quelque temps.

En 1945, sa mère et sa soeur sont libérées. Ensemble, elles retournent quelque temps en Dordogne. Mais après l'engagement de leur mère dans la marine nationale, Juliette et Charlotte reviennent très vite dans la capitale. Immédiatement, Juliette Gréco replonge dans la vie de bohème qu'elle avait découvert quelques mois plus tôt. Poètes, musiciens, écrivains, peintres, tous les artistes se donnent rendez-vous autour de l'église Saint-Germain-des-Prés dans les cafés, les clubs de jazz ou les cabarets. On discute, on échange des idées, on vit en bande, c'est toute une jeunesse qui s'exprime et s'épanouit après cinq années de guerre.

Elle habite à l'hôtel et vit de petits boulots. Mais, elle rencontre de prestigieux artistes et intellectuels qui l'accueillent très vite dans leur cercle. Du philosophe Jean-Paul Sartre à l'écrivain Albert Camus en passant par les jazzmen et auteurs américains très présents dans l'intense activité culturelle de Saint-Germain-des-Prés, tous remarquent cette jeune femme au tempérament révolté, grave et un brin insolent. Grâce aux innombrables rencontres qui remplissent son existence à ce moment-là, elle décroche quelques rôles au théâtre et travaille sur une émission de radio consacrée à la poésie.

Bohême

En 1947, ouvre un nouveau club rue Dauphine, le Tabou. Cet endroit reste un des symboles de Saint-Germain-des-Prés. S'y croisent toute la faune et la bohême du quartier, dont des artistes tels que Boris Vian, Jean Cocteau ou le trompettiste américain Miles Davis. Juliette Gréco devient un des piliers du lieu. On la voit en couverture de quelques magazines et, cultivant un esprit rebelle et épris de liberté, elle devient désormais une personnalité indispensable de la vie parisienne d'après-guerre.

Convaincue par quelques amis, dont Anne-Marie Cazalis, elle va se lancer dans la chanson en 1949 lors de la réouverture du Bœuf sur le Toit, autre lieu consacré à la musique et à la poésie. Sans plus attendre, de nombreux écrivains et poètes lui écrivent des textes.

Dès ses débuts, Juliette Gréco possède donc un répertoire très riche. Raymond Queneau ("Si tu t'imagines"), Jules Lafforgue ("L'Eternel féminin"), Jacques Prévert ("Les feuilles mortes"), elle a à sa disposition certains des plus beaux textes de la poésie française de l'époque. Les musiques sont souvent composées par Joseph Kosma. Face à des publics de choix, elle impose immédiatement un style à la fois léger et intense, sensuel et grave. Toujours en 1949, Jean Cocteau lui offre un rôle dans le film "Orphée".

Malgré un succès immédiat, Juliette Gréco n'est pas encore très connue du grand public. Son style reste très intellectuel et littéraire et demeure fort éloigné du répertoire éminemment populaire d'une vedette comme Edith Piaf.

En 1951, elle enregistre son tout premier disque au nom révélateur, "Je suis comme je suis". Signée Prévert/Kosma, cette chanson est un des emblèmes de son travail. Avant de monter sur les scènes françaises, on la voit au Brésil et au Etats-Unis en 1952 où elle remporte un franc succès dans la Revue "April in Paris". Peu après, une longue tournée française la lance auprès du grand public vite séduit par cette personnalité mystérieuse et un peu nouvelle dans le paysage musical de l'époque. La consécration a lieu sur la scène de l'Olympia en 1954.

Cette année-là, la SACEM (Société des Auteurs-Compositeurs) lui décerne son Grand prix pour le titre "Je hais les dimanches" signé Florence Véran et Charles Aznavour. Enfin, elle rencontre son futur époux, le comédien Philippe Lemaire, sur le tournage du film de Jean-Pierre Melville "Quand tu liras cette lettre". Mais après la naissance de leur fille Laurence-Marie, ils divorceront en 1956.

Liberté

Théâtre, cinéma, chanson, Juliette Gréco est partout et ses activités se multiplient. Elle repart à New-York et ses interprétations des plus grands auteurs français enthousiasment les américains. Hollywood la courtise, et elle tourne avec Henri King, John Huston et Orson Welles. Le puissant producteur Darryl Zanuck devient son compagnon, mais les ambitions de l'américain ne s'accordent guère longtemps avec le besoin de liberté de la jeune française.

A son retour en France, Juliette Gréco rencontre Serge Gainsbourg un jeune musicien dont le talent est en train de renouveller la chanson française. Il lui écrit des chansons et de 59 à 63, elle enregistre une dizaine de ses titres dont "La Javanaise" en 63.

Après une intense activité cinématographique durant les années 50, Juliette Gréco se consacre plus à la chanson durant les années 60. En 1960, elle crée "Il n'y a plus d'après" de Guy Béart, puis en 1961, c'est "Jolie Môme" de Léo Ferré. La même année, elle remonte sur une scène parisienne à Bobino, puis en 1962, elle retrouve l'Olympia.

En 1965, sa notoriété grimpe en flèche grâce a son rôle dans la série télévisée "Belphégor". Cependant, en dépit d'une carrière brillante, Juliette Gréco attente à ses jours. Peu de temps après, en septembre 65, elle épouse le comédien Michel Piccoli.

En 1966, elle partage la scène du TNP (Théâtre National de Paris) avec Georges Brassens pour lequel elle a une grand admiration. Déjà dans les années 50, elle avait interprété sa célèbre "Chanson pour l'Auvergnat". En 1967, elle reprend "La chanson des vieux amants" signée d'un autre monument de la chanson francophone, Jacques Brel. Cette année-là, elle chante devant 60.000 personnes à Berlin.

Les tournées internationales s'enchaînent et les publics du monde entier apprécient la chanteuse française pour la force, la beauté et l'élégance de ses récitals. Devant un rideau rouge, Juliette Gréco apparaît sur scène dans une robe noire faisant ressortir la pâleur de son visage et l'intensité de ses expressions.

En 1968, elle inaugure la formule des concerts de 18 heures 30 du Théâtre de la Ville à Paris. Elle y chante une de ses plus célèbres chansons, "Déshabillez-moi", titre dans lequel la chanteuse joue sur l'aspect sensuel et mystérieux de son personnage.

Au début des années 70, Juliette Gréco quitte son label Philips pour intégrer Barclay. Mais avant de signer chez Polygram dans les années 90, elle changera encore plusieurs fois de label. Cette instabilité illustre peut-être une certaine perte de vitesse de sa carrière dans les années 70.

Elle est cependant de retour au Théâtre de la Ville en 1975, avant de sortir un album en 76. A ce moment-là, la plupart des titres qu'elle crée sont signés Gérard Jouannest pour la musique, qui, après avoir beaucoup travaillé avec Jacques Brel, devient son pianiste et arrangeur privilégié. Elle continue de chanter les poètes dont Pierre Seghers ("Les voyous", 1975), ou Henri Gougaud ("Le Merle blanc", 1975), mais reste fidèle à ses auteurs favoris dont Gainsbourg ("Le 6ème sens", 1970) et Brel ("J'arrive", 1970).

Politique

Forte d'une conscience politique qui la rend sensible à la lutte contre toute forme d'oppression, Juliette Gréco utilise son répertoire et sa notoriété pour réagir quand elle en a l'occasion. C'est le cas lors d'un récital à Santiago du Chili sous le régime du Général Pinochet. Seule sur scène face à un parterre de militaires, elle n'hésite pas à se lancer dans un répertoire clairement anti-militariste. L'échec est total, mais Juliette Gréco reste très fière de cet acte de résistance dans un pays ou la contestation est alors violemment réprimée.

On retrouve Juliette Gréco en 1982 lorsqu'elle fait paraître son autobiographie, "Jujube". Puis en octobre 1983, c'est à l'Espace Cardin qu'elle fait son grand retour sur une scène parisienne, retour qui s'accompagne d'un nouvel album "Gréco 83". On y découvre des textes de l'écrivain Georges Coulonges, du poète Pierre Seghers, de Jean Ferrat, de Claude Lemesle ou de Boris Vian. La plupart des musiques sont signées Gérard Jouannest.

Juliette Gréco continue de voyager et de chanter dans une dizaine de pays par an. En 1988, elle participe à une manifestation musicale consacrée à la culture méditerranéenne au Café de la Danse à Paris.

En 1989, elle épouse Gérard Jouannest, son compagnon, compositeur, pianiste et arrangeur de longue date.

Avec les années 90, Juliette Gréco est beaucoup plus présente sur la scène musicale française. Du 8 au 20 janvier 1991, elle remonte sur la scène de l'Olympia après sept ans d'absence en France. En avril, elle est l'invitée du festival du Printemps de Bourges, mais après quatre chansons, elle est prise d'un malaise qui l'oblige à cesser son spectacle. Les billets sont alors reconduits pour l'année suivante où un hommage lui est alors rendu le 27 avril.

En 1993, sort un nouvel album éponyme sur lequel la chanteuse s'est entourée de l'auteur Etienne Roda-Gil, de Julien Clerc, et des Brésiliens Caetano Veloso et Joao Bosco. Fidèle au passé, Juliette Gréco est aussi très tournée vers la jeunesse. Les nouveaux auteurs et interprètes l'intéressent beaucoup et elle est toujours prête à les écouter, voire à travailler avec eux. De la même façon, son public touche autant les gens de sa génération que les plus jeunes. Son répertoire universel ne subit pas les modes mais les survole avec élégance.

Mystère

Du 12 au 24 octobre, Juliette Gréco retrouve donc son public à l'Olympia avant d'entamer une tournée à travers le pays mais aussi au Japon où elle s'envole au printemps 94. Amoureuse du Japon, la chanteuse y retourne très régulièrement.

En juin 1997, toujours curieuse de nouvelles expériences, elle est invitée au Festival de la photographie de Arles dans le sud de la France. En plein mistral et sur fond de photos projetées au fond du Théâtre antique, Juliette Gréco donne un récital inoubliable et qui met l'accent sur un répertoire engagé.

Nouvel album pour Juliette à l'automne 98 avec "Un jour d'été et quelques nuits". Les textes sont tous signés de Jean-Claude Carrière et mis en musique par Gérard Jouannest. La chanteuse est l'invitée d'honneur du Festival de musique vivante de Montauban en mai 99 avant de faire un retour sur une scène parisienne, au Théâtre de l'Europe du 25 au 30 mai.

A la fin de l'été, Juliette Gréco est décorée des Insignes d'Officier de l'Ordre national du Mérite par la ministre de la culture, Catherine Trautmann. En septembre, elle participe à la Fête de l'Humanité (le journal du parti communiste) puis quelques jours plus tard, elle donne deux récitals triomphaux à New York, invitée par l'Alliance française.

En 2000, la chanteuse continue de donner des récitals en France, en Allemagne et en Suisse. En janvier 2001, elle chante à Lisbonne et en mai en Norvège. Mais fin mai, Juliette Gréco fait un malaise cardiaque à Montpellier, dans le sud de la France, où elle donne un récital. Elle se rétablit cependant rapidement et entreprend une tournée canadienne au cours de l'été 2001.

2003 : "Aimez-vous les uns les autres..."

Novembre 2003 : "Aimez-vous les uns les autres, ou bien disparaissez" chante Juliette sur son nouvel album. Fidèle, elle reprend Serge Gainsbourg ("Un peu moins que tout à l'heure", que Gréco avait déjà enregistré en 1971), Jean-Claude Carrière (auteur de l'album "Un jour d'été et quelques nuits" en 1998), Aragon ("la Rose et le réséda" mis en musique par Bernard Lavilliers).

Aventureuse, toujours avec le même flair pour les textes et les compositions de qualité, elle interprète un titre écrit pour elle par Gérard Manset, "Je jouais sur un banc"; Art Mengo signe la musique de "Pour vous aimer", écrit par deux écrivains, Marie Nimier et Jean Rouaud (prix Goncourt 1990) ; les nouveaux venus de la chanson française se taillent la part du lion : Christophe Miossec signe trois textes mis en musique par Gérard Jouannest et Benjamin Biolay lui offre cinq titres, dont trois composés avec Gérard Jouannest.

Sans faiblir, elle reprend le chemin de la scène, en France d’abord, au Casino de Paris en novembre 2003, puis à l’Olympia en février 2004, à Bordeaux, Amiens etc. La tournée passe aussi par la Belgique, le Japon où elle est toujours extrêmement bien accueillie. Elle revient au Casino de Paris du 16 au 18 novembre 2004. Le double CD/DVD "Olympia 2004" qui sort à la fin de l’année prouve l’énergie et l’humour de la jeune dame de 77 ans.

2006 : "Le Temps d'une chanson"

Trois ans après le disque "Aimez-vous les uns les autres ou bien disparaissez...", disque qui convoquait de grandes auteurs compositeurs français actuels, sort en décembre 2006 un nouvel opus de Juliette Greco intitulé "Le temps d'une chanson". En fait, il s'agit d'un disque qui rassemble des titres  que la grande dame célébrée à travers le monde entier, aime chanter mais qui n'ont pas été écrits particulièrement pour elle.

De "Utile" interprétée par Julien Clerc et écrite par le parolier Etienne Roda-Gil à "Né quelque part" de Maxime Le Forestier, en passant par des classiques comme "Syracuse" ou "Avec le temps", Juliette Greco voyage au gré de ses envies dans le paysage de la chanson. La réalisation a été confiée à Gil Goldstein. Quelques arrangements sont aussi signés Gérard Jouannest, l'accompagnateur pianiste de toujours. De grands noms du jazz américains viennent aussi apporter leur contribution : le saxophoniste Joe Lovano, le trompettiste Wallace Roney, et le saxophoniste Michael Brecker. De grandes pointures pour l'album d'une grande interprète.

Juliette Gréco emporte ensuite "Le temps d’une chanson" sur la scène du Châtelet, à Paris, dans une version piano et accordéon épurée. En 2007, elle reçoit une "Victoire d’honneur" pour l’ensemble de sa carrière aux Victoires de la musique. Le 27 octobre, elle se produit à la Salle Pleyel, à Paris, accompagnée encore une fois d’une formation réduite.

2009 : "Je me souviens de tout"

En 2008, la diva brune chante "Roméo et Juliette" sur l’album "Dante" d’Abd Al Malik. Elle s’entend décidément bien avec la jeune génération de chanteurs français, tous styles confondus. Son disque "Je me souviens de tout", qui paraît en avril 2009, en donne une nouvelle preuve puisqu’Orly Chap’, Olivia Ruiz, Adrienne Pauly, Miossec et Abd Al Malik signent la majorité des textes et des mélodies.

De vieilles connaissances comme Brigitte Fontaine, Areski ou encore Maxime Le Forestier font également partie du casting. L’album est enregistré en quatre jours chez Juliette Gréco, dans le vieux presbytère qui lui sert de maison, dans l’Oise. Le parti-pris musical est assez dépouillé : une voix (à la limite du parlé sur certains titres), un piano (celui de Gérard Jouannest) et un accordéon (celui de Jean-Louis Matinier). La chanteuse défend vaillamment la formule lors de quatre concerts au Théâtre des Champs-Elysées, à Paris, les 4, 5, 6 et 10 juin.

En 2010, sort "Je suis comme je suis" un best-of rassemblant une cinquantaine de chansons devenues au fil du temps des incontournables du patrimoine français.
 
La chanteuse se retourne sur sa carrière et sa vie passée en publiant des mémoires en janvier 2012. Dans "Je suis faite comme ça" (Flammarion), elle évoque notamment son enfance, sa famille, ses rencontres et ses voyages, rendant compte ainsi d'une vie extraordinaire. Elle évoque aussi la maladie contre laquelle elle s'est battue en 2007.
 
2012 : "Ça se traverse et c'est beau"
 
En janvier 2012, Juliette Gréco publie un album de chansons originales intitulé "Ça se traverse et c'est beau", qui a pour thème les ponts de Paris. Des auteurs aussi prestigieux que Jean-Claude Carrière ("Mirabeau sous le pont"), Philippe Solers ("Le Pont royal"), Marie Nimier ("Pont Marie") ou encore des artistes comme François Morel, la chanteuse américaine Melody Gardot, le guitariste de jazz Christian Escoudé, l'ex- Saïan Supa Crew, Féfé (sur le duo "Paris se lève") ou Marc Lavoine (sur deux duos "C'est la la la" et Seule avec toi") viennent constituer un casting de choix pour un disque élégant paru chez Deutsche Grammophon. A noter aussi un texte de Juliette Gréco elle-même "Le miroir noir" mis en  musique par Gérard Jouannest.qui signe par ailleurs la musique de prés de la moitié des chansons de cet album.
 
Elle monte sur la scène du Châtelet à Paris le 6 février 2012 et ce, pour trois soirées. Elle y interprète une partie de son dernier album ainsi que des classiques de Ferré, de Brel et de Gainsbourg. En clôture du récital, elle fait cadeau à son public de sa chanson fétiche, "Le temps des cerises".  Le 7, elle fête ses 85 ans.
 
Février 2012 

Dossier spécial Gréco

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