Ophélie Winter

Winter
Né(e) : 20/2 /1974 à Paris (France)
Pays : France
Langue : Anglais / Français
Qualité : Auteur / Chanteuse / Compositeur
Genre musical : Chanson

Phénomène plus commercial qu'artistique, Ophélie Winter marqua les esprits avec un tube r'n'b en français "Dieu m'a donné la foi". Un peu touche-à-tout (télé, ciné, musique), elle est un personnage immanquable de la vie publique hexagonale et ceci, en dépit d'une carrière inégale.

Phénomène plus commercial qu'artistique, Ophélie Winter marqua les esprits avec un tube r'n'b en français "Dieu m'a donné la foi". Un peu touche-à-tout (télé, ciné, musique), elle est un personnage immanquable de la vie publique hexagonale et ceci, en dépit d'une carrière inégale.

Ophélie est née le 20 février 1974 à Paris. Elle est la fille du chanteur David Alexander Winter qui connut son heure de gloire dans les années 70 avec le sirupeux titre "Oh Lady Mary". Sa mère Cathy Kleerekoper est à l'époque mannequin. Après le départ de son père pour les Etats-Unis lorsqu'elle a trois ans, Ophélie et son frère Michael sont élevés par leur mère. Ophélie grandit dans le monde du show-business. Très jeune, elle découvre les méandres du milieu artistique.

 

Baby star
 

A 6 ans, en 1980, elle enregistre un 45 tours en duo "Bob et Ophélie". Puis à 12 ans, elle sort un premier 45 tours solo, "Poil de carotte". Après quelques années de scolarité au lycée Saint-James de Neuilly dans la banlieue parisienne la plus chic, Ophélie quitte l'école pour se lancer dans la mannequinat à son tour. Parallèlement, elle fait un premier pas dans la chanson en enregistrant trois CD simples sur le label Carrère.  

Un premier album est prévu en 1994, mais suite à sa rencontre avec l'artiste anciennement connu sous le nom de Prince, Ophélie annule la sortie du disque et part pour Minneapolis, aux Etats-Unis. Avec le musicien américain, elle enregistre quelques titres qui ne verront jamais le jour. La même année, elle commence à travailler à la télévision, sur M6, et se fait connaître en présentant l'émission "Hit Machine", puis "Dance machine".

Elle obtient par la suite sa propre émission, "Coming next". En 96, elle présente "Ophélie Street", programme sur l'actualité artistique et en particulier musicale. Cultivant un style très proche des jeunes, Ophélie devient vite une vedette.

 

1995 : "Dieu m'a donné la foi"

Entre temps, son ancien label Carrère a changé de nom et de profil pour se transformer en East West sous l'impulsion de Michael Wynen. C'est ainsi qu'Ophélie peut enfin écrire et enregistrer un album à son image, jeune et funky.

En 1995, sort le simple "Dieu m'a donné la foi" qui se vend à 500.000 exemplaires. Entourée d'un service de promotion solide, Ophélie devient alors une star internationale. On la voit partout, dans la presse et sur les plateaux de télévision. Quelques mois plus tard, en mars 96, le simple est suivi de l'album "No Soucy". Enregistrés à Londres, Bruxelles, Paris et Los Angeles, les douze titres, dont cinq en anglais, sont soul et rythm'n'blues. Aidée de son frère, Michael, pour les titres en français, elle s'est entourée d'une équipe prestigieuse pour le reste de l'album : Soulshok & Karlin, qui travaillent habituellement avec des artistes tels que Madonna ou Toni Braxton, ainsi que Siedah Garret, qui collabora avec Michael Jackson sur "Bad". Elle s'offre même un duo avec le rapper Coolio sur le titre "Keep on the red light".

Une version internationale de l'album, "Soon", sort en septembre 96 et s'écoule à 100.000 exemplaires.  

Symbole

Enfin l'année 96 est également l'année de ses débuts au cinéma dans le film de Claude Lelouch, "Hommes femmes mode d'emploi" où elle partage une scène avec l'homme "d'affaires", Bernard Tapie. On la retrouve début 97 dans une autre comédie, "Tout doit disparaître" de Philippe Muyl. Enfin, lors du Festival International du film de Cannes 97, elle présente le film "Bouge", de Jerôme Cornuau, dans lequel elle joue son propre rôle.

Durant l'été 97, Ophélie Winter est présente dans les charts par l'intermédiaire de son dernier simple, un slow, "Rien que pour lui", à la coloration très soul. Trois autres extraits sortiront les uns après les autres en totalisant un total de ventes d'un million de copies.

Ophélie est désormais un symbole d'énergie pour toute une génération. Avec son franc-parler et son vocabulaire très "banlieue", elle semble accessible à son public. De plus, sa romance avec le rapper Mc Solaar renforce sa popularité (et réciproquement).

En juin 98, Ophélie Winter est à l'affiche du film "Folle d'elle" de Jérôme Cornuau aux côtés de l'acteur Jean-Marc Barr (héros du film "le Grand Bleu").

Intimité

Un mois plus tard, paraît le titre "Je marche à l'envers", premier extrait d'un nouvel album qui sort le 28 août sous le nom de "Privacy". Comme la première fois, le déclic est immédiat ! Le public suit et à grand renfort de promotion, Ophélie apparaît comme la bombe médiatique du moment. Si elle a écrit tous les textes, elle s'est entourée d'une équipe de choc pour le reste : le producteur Anders "Bag" Bagge (Ace of Base), les compositeurs Shelly Peiken et Guy Roche (Brandy, Aalyah) ou le remixer Niven Garland (Madonna). Bilingue, le répertoire est toujours très soul et très sucré, ciselé pour marcher.

Une version internationale sort en septembre. Très vite, Ophélie conquiert toute l'Europe, le Québec et le Japon. Dans les premières places des charts en Suisse, Belgique, Allemagne et Suède, un magazine allemand la classe même "the 1999 most exciting woman in the world".

D'une incroyable énergie, Ophélie Winter fait le maximum pour maîtriser sa carrière. Rien ne lui échappe, elle contrôle tout. Derrière un profil de phénomène de mode, son professionnalisme devrait cependant lui assurer une certaine longévité dans le métier.

Après "Privacy", Ophélie Winter laisse un temps la musique pour se consacrer au cinéma mais sans jamais trouver vraiment sa place. On peut la voir dans deux films américains en 2001 : "Oh dis, c'est de l'espace" une comédie d'Alan Goldstein, et "She" du Canadien Timothy Bond. On la voit aussi en France dans "Les jolies choses" aux côtés entre autres de Stomy Bugsy.

2002 : "Explicit Lyrics"

 

C'est le 5 novembre 2002, que la belle fait son retour sur la scène musicale avec un album dans la veine R'n'B qui cartonne alors : "Explicit Lyrics".  Le premier simple extrait du CD est "Sache" et se classe d'emblée dans le Top Single.

On retrouve Ophélie Winter dans le long-métrage de Patrick Allessandrin, "Mauvais esprit" en 2003.

Elle poursuit sa carrière à la télévision en animant différentes émissions. En 2007, elle fait partie du jury de "Pop star" sur la chaîne française M6, mélange de radio-crochet et de téléréalité. Deux ans plus tard, c'est dans une émission de TF1, "la Bataille des Chorale" qu'elle officie.

2009 constitue aussi la date de son retour discographique. En effet, Ophélie Winter toujours  dans une veine r'n'b, enregistre un nouvel album en anglais intitulé "Resurection" qu'elle produit elle-même et que l'on retrouve disponible en téléchargement en mai. Il est précédé par la sortie d'un simple, "Affection".

Habituée des rassemblements d'artistes au profit de différentes causes (dont les Enfoirés), elle participe à l'enregistrement de la chanson "Haïti chérie" aux côtés, entre autres, de Passi et de Charles Aznavour, juste après le séisme qui a lieu sur l'île caribéenne, en janvier 2010.

Janvier 2010

© RFI Musique
Reproduction totale ou partielle strictement interdite sur tout support sans autorisation préalable.

Fermer