Ismaël Lo

Né(e) : 30/08/1956 à Dongo Buti (Niger)
Pays : Sénégal
Langue : Wolof / Bambara
Qualité : Auteur / Chanteur / Compositeur

Avec son harmonica et sa guitare, Iso Lô (c'est son surnom à Dakar) a donné au trépidant mbalax sénégalais un tempo plus cool, un son plus mélodique, proche parfois du rythm'n'blues. Personnage attachant, il parcourt désormais le monde depuis sa signature chez Polygram. Son tube "Tajabone" l'a fait connaître du grand public, lui qui n'était jusqu'alors connu que des férus de world music.

Avec son harmonica et sa guitare, Iso Lô (c'est son surnom à Dakar) a donné au trépidant mbalax sénégalais un tempo plus cool, un son plus mélodique, proche parfois du rythm'n'blues. Personnage attachant, il parcourt désormais le monde depuis sa signature chez Polygram. Son tube "Tajabone" l'a fait connaître du grand public, lui qui n'était jusqu'alors connu que des férus de world music.

C'est au Niger, à Dongo Buti, patrie de sa mère d'origine Peul, que naît Ismaël Lô le 30 août 1956, où son père sénégalais, est alors en poste. Mais après le retour de la famille au Sénégal, Ismaël grandit à Rufisque près de Dakar. Son frère aîné écoute beaucoup de musique soul américaine, quant à Ismaël, il est plutôt sensible aux mélodies mandingues, ethnie la plus répandue en Afrique de l'Ouest. Mais dans la famille Lô, pas question de faire de la musique professionnellement. Ismaël passe tout de même beaucoup de temps à fabriquer des guitares et à en jouer avec ses cousins.

En 1970, à la mort de son père, Ismaël passe deux ans à l'Institut des arts de Dakar où il peaufine son autre talent, la peinture. Parallèlement, il entame une carrière de chanteur après avoir été repéré lors d'une émission de télévision.

L'Epopée Super Diamono

Il remplit vite les salles du Sénégal, et au cours d'une tournée en Gambie en compagnie de ses frères, il rencontre le Super Diamono de Dakar, célèbre orchestre qu'Ismaël admire depuis longtemps. Ils s'entendent à merveille et le groupe propose au chanteur d'intégrer la formation. Ismaël Lô, qui à ce moment là hésite encore entre une carrière de chanteur ou de peintre. Finalement, un an plus tard il rejoint  le Super Diamono.

L'orchestre qui mélange le M'balax (principe de percussions propre à l'ethnie des Wolofs) et rythme occidentaux, connaît un renouvellement avec l'arrivée d'Ismaël Lô. Ensemble, ils vont enregistrer une multitude de tubes.

En 1984, Ismaël reprend sa liberté et en quatre ans, il enregistre cinq albums. Son succès est dû sans aucun doute à son écriture originale, plus folk, plus soul que la variété courante, sans oublier des textes parfois politiques qui le font fort apprécier dans certains quartiers de la capitale sénégalaise.

Durant toutes ces années, il est accompagné du vieux Faye, guitariste lead et arrangeur, qui en musicien féru de jazz, personnalise sa musique et met en valeur un excellent chanteur et un excellent ciseleur de mélodies comme Ismaël Lô. On retrouve également autour de la star du M'balax, Sélé Thiam, ex-saxo du Super Diamono et Thio Mbaye aux percussions.

1990 : début d'une carrière internationale

Celui que l'on surnomme le "Bob Dylan africain", signe en 1990 chez Barclay et sort un 6e album solo, "Ismaël Lô". Cet album "made in France" à dominante folk l'impose dans les charts européens en particulier grâce au titre "Tajabone".

En mai 1990, il remporte un gros succès au festival des musiques métisses d'Angoulême, et en 1991, il s'envole pour une tournée en Amérique du Nord.

Il sort également cette année-là, un album "Afrique Sunu", mais qui étrangement n'est pas diffusé en France, ainsi que "Khumbeul", qui sort en 1992 et n'est disponible qu'en cassette.

Radio France Internationale lui décerne le trophée RFI Sacem à l'occasion du concours Découvertes en octobre 1992.

C'est sous le label Mango Island, distribué par Polygram, que paraît en 1994, le dernier album d'Ismaël Lô, "Iso", surnom d'Ismaël depuis son enfance. Les douze titres de "Iso" mêlent les deux grands styles musicaux que l'on retrouve dans sa musique soit les mélodies tranquilles à la guitare ("Dibi dibi rek"), et le m'balax sénégalais ("Sénégambie"). On peut aussi citer un texte en français écrit par le parolier Etienne Roda-Gil ("La femme sans haine"). Cet album est applaudi par la critique en France et Ismaël Lô est désormais avec Youssou N'dour, une des figures emblématiques de la chanson sénégalaise parmi les plus connues et les plus appréciées en Europe.

Grande tournée en Afrique

Du 25 septembre au 8 octobre 1995, il fait une grande tournée en Afrique de l'Est et en Afrique du Sud où il remporte un vif succès dans des régions où la langue wolof n'est pas parlée.

Enfin en 1996, Ismaël Lô sort une compilation de ses meilleurs titres "Jammu Africa", accompagnée de quelques chansons inédites tel que le titre du disque. On y trouve un duo avec l'anglaise Marianne Faithful ("Without blame"). A la fin de l'année, il fait la première partie de la chanteuse Jane Birkin à l'Olympia ce qui souligne la reconnaissance du chanteur par le public français. Puis en 1997, on le retrouve en duo sur l'album du suisse Stephan Eicher.

En 1999, la chanson "Tajabone", issue de "Jammu Africa", rertient l'attention de Pedro Almodovar quil'utilise pour illustrer son dernier film "Tout sur ma mère".

2001 : "Dabah"

Ismaël revient sur le devant de la scène en juin 2001 avec un nouvel album réalisé entre Dakar et Paris. Intitulé "Dabah" en hommage à Dabah Malik, guide spirituel et religieux sénégalais (décédé en 1997), cet opus est très inspiré par l'Afrique. Les thèmes abordés sont toujours la paix, l'amour, les inégalités. Le reggae ("Biguisse"), la soul, la musique latino ("Africa Démocratie") viennent accompagner le célèbre m'balax du Sénégal montrant ainsi un artiste ouvert sur d'autres cultures. Cet album concocté par le chantre de la nouvelle chanson africaine, se veut écoutable par tous les publics qu'ils soient occidentaux ou africains.

Le 4 décembre 2002, il est fait Chevalier de la Légion d'honneur pour ses qualités artistiques, ses valeurs humaines et  son action pour la Francophonie. Le Bob Dylan africain reçoit ses insignes au cours d'une cérémonie à l'ambassade de France de Dakar.

Le 18 mars 2003 ressort "Jammu Africa", déjà publié en 1996 sur lequel on retrouve une nouvelle version de "Faut qu'on s'aime", arrangée et réalisée par Calogero.

Quinze jours plus tard, le 5 avril, Ismaël Lô se produit pour la première fois au Zénith de Paris, étape majeure d'une longue tournée française.

Du 26 avril au 16 juin 2004, "Iso" Lô part pour une tournée de quatre mois dans quinze pays entre l'Afrique australe, l'Afrique orientale et l'océan Pacifique. Zimbabwe, Kenya, Namibie, Ile Maurice, Ouganda font partie, entre autres, des territoires conquis par le musicien sénégalais. Il clôt cette tournée par une participation à la 5e édition du festival Rawafid de Casablanca au Maroc.

Ismaël, fervent religieux, a profité de son séjour dans le royaume de Mohammed VI pour effectuer un pèlerinage au mausolée de Cheick Ahmed Tidiane Chérif - fondateur de la tidianniya confrérie musulmane soufie du Sénégal à laquelle appartient la chanteur.

2006 : "Sénégal"

Après quelques dates de concert en France au début de l'année 2006, Ismaël sort un nouvel album intitulé "Sénégal", en hommage à son pays qui fut pour lui le point de départ de son  succès international. Il y évoque les thèmes qui lui tiennent à cœur : les mariages arrangés ("Taar Dusey"), la politique ("Manko") mais aussi un hommage aux victimes du naufrage dramatique d'un ferry reliant Dakar à la Casamance ("Le Joola"), etc.

Le 14 novembre, il se produit sur la scène de l'Olympia à Paris. Il donne par ailleurs des concerts régulièrement en France.

Décembre 2006

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