Musique et indépendance africaine
L'Afrique fête le cinquantenaire des indépendances. Le continent, en 1960, fut le théâtre de bouleversements politiques et sociaux importants, constituant ainsi un tournant décisif de son histoire. Le domaine musical a largement profité de la nouvelle donne. Forts de cette impulsion, les artistes ont fait preuve d'une créativité extraordinaire. Des courants musicaux ont vu le jour, alors que certains gouvernements étaient à l'initiative de projets liés à la musique. Une véritable effervescence qui permit finalement au continent africain d'exister sur la scène musicale internationale.
 
Togo et Bénin, les faux-jumeaux
Indépendance et musique

Togo et Bénin partagent un ensemble de racines culturelles communes, pourtant, la bande-son de l’indépendance n’a pas la même saveur de part et d’autre de la frontière. Alors que le Togo chuchote rapidement l’air du parti unique, le Dahomey dégaine des morceaux révolutionnaires.

Madagascar, terre des Surfs et du salegy
Indépendance et musique

Forte du rôle culturel qu’elle joue dans la région au moment où elle accède à l’indépendance politique, l’île de Madagascar valorise et modernise ses musiques d’inspiration traditionnelle tout en cédant aux sirènes de la variété occidentale.

Congo(s), une répercussion continentale
Indépendance et musique

Musique phare du continent africain et véritable phénomène culturel, la rumba congolaise apparait dans un contexte politico-économique déterminant qui conditionne son développement unique et dessine les contours d’une histoire mouvementée.

La Guinée, sous le signe de l’authenticité
Indépendance et musique

Premier pays francophone d’Afrique subsaharienne à célébrer son indépendance en 1958, la Guinée fait aussi figure de modèle sur le plan musical grâce à la politique culturelle aussi idéologique que volontariste souhaitée par le président Sékou Touré. Un contexte particulier qui a permis de révéler de nombreux orchestres "fonctionnarisés", à l’image du Bembeya Jazz dont la réputation a traversé les frontières et les époques.

Le Sénégal, influences transatlantiques
Indépendance et musique

Dakar, voisine de La Havane et de New York ? Alors que le Sénégal s’apprête à célébrer son indépendance en 1960, ses musiciens s’émancipent de la culture française en s’appropriant jazz et salsa qui ont traversé l’Atlantique d’Ouest en Est à des moments bien spécifiques de l’histoire

Côte d’Ivoire, l’eldorado musical
Indépendance et musique

Des années 1960 aux années 1980, Abidjan est passé du rang de capitale de la Côte d’Ivoire à celui de phare culturel de l’Afrique francophone. Galvanisés par l’énergie urbaine et le "miracle économique ivoirien", les musiciens ont inventé des musiques nouvelles, aussi fastes que l’époque qui les a vus naître.

Mali, indispensable culture
Indépendance et musique

Dans les années 60, la construction de la nation malienne s’est appuyée sur son matériau le plus solide : la culture. Instrumentistes de renom et jeunes artistes dopés par l’enthousiasme de l’époque ont rénové le patrimoine culturel traditionnel et inventé ensemble un son nouveau, électrique et mondialisé.

Le Cameroun, opposition de styles
Indépendance et musique

Terre natale de Manu Dibango et de nombreux musiciens aujourd’hui réputés sur la scène internationale, le Cameroun entre dans l’ère de l’indépendance en posant les bases du makossa et du bikutsi moderne, symboles de son identité musicale.

Ghana, Nigéria, les années dorées
Indépendance et musique

Des années 50 à la fin des années 70, l’euphorie des indépendances au Ghana et au Nigéria, a permis l’émergence de musiques urbaines contemporaines. Le highlife, l’afro-beat ou la jujumusic ont séduit l’Afrique de l’Ouest et fait exister culturellement les nouvelles capitales indépendantes, Lagos et Accra, sur une carte du monde.

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