Chronique album
ParisÂ
27/05/2009 -Â
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En plongeant dans son passé, Gilbert Pounia a aussi retrouvé d’autres personnages qu’il évoque dans ses propres textes. Lui qui fut éducateur tient à redonner un nom à deux sans domicile fixe souvent croisés dans le Saint-Denis des années 1960, Léone Claire ek Augustin Mourougapin. Il se rappelle aussi d’Henry Madoré (Moin mi domand pardon), un chanteur de rue d’origine mauricienne qui avait un jour tendu sa guitare au jeune Gilbert en lui disant : "Joue, mon garçon ".
Sur chaque titre, l’équipe de musiciens est partie du texte pour structurer la musique. A l’origine, le chanteur avait imaginé un disque entièrement acoustique. La collaboration avec le réalisateur Erick Benzi, remarqué entre autres avec Yannick Noah et Jean-Jacques Goldman, a changé la donne. Et si le maloya de Ziskakan est toujours imprégné en profondeur par l’esprit folk, les guitares sont prêtes à se durcir, comme sur Machokay, pour donner une forme bien plus rock.
Bertrand Lavaine
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27/05/2009 -Â
29/05/2002 -Â