Paris
02/06/2009 -

Quelles sont vos influences ?
Principalement anglo-saxonnes. J’étais à fond dans le mouvement grunge ! J’ai puisé ma motivation dans Nirvana et Sonic Youth, plus toutes leurs connexions. La BO du film Pump up The Volume par Leonard Cohen a également été un choc pour moi ! Côté français, J’aime Miossec et Dominique A. A l’époque, dans les festivals, il y avait Nirvana… et chez nous, il y avait ces mecs-là ! Grâce à eux, j’ai compris qu’il était possible de faire des trucs en français. Mais les influences ne sont pas faciles à gérer ! Parfois, tu fais attention à ne pas trop les écouter, pour ne pas chopper leurs tics.
Pourquoi avoir choisi le français?
Plein de groupes chantent en anglais et je trouve que ça ne le fait pas ! Ce n’aurait pas été spontané pour moi, je n’aurais pas assez maîtrisé la langue ! J’assume pleinement de chanter en français… Mais du coup, je me suis forcé à bosser jusqu’à ce que ça sonne bien, jusqu’à trouver des mots qui chantent. Là réside peut-être mon approche anglo-saxonne. Quand je compose, je commence toujours par la musique, qui lance les mots, à l’inverse de la chanson réaliste où tout tourne autour du texte, à la Brassens.

Ressemblez-vous à votre ville, Rennes ?
Rennes est une ville rock, avec sa rue de la soif, ses vieux bars roots où l’on joue à burne. Je ne me voyais pas aux Transmusicales, mais Jean-Louis Brossard, le directeur, a complètement trippé sur nous : il nous a offerts une résidence à l’Ubu, nous a sacrés "coup de cœur" du festival 2008. En cela, je suis à l’image de ma ville : en français, mais complètement inscrit dans le circuit rock !
Anne Laure Lemancel
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