Paris
25/11/1999 -
Est-ce la faute au charme lointain de la Patagonie où il a élu domicile avec femme et enfant, celle des centaines de têtes de bétail qu'il possède sur 4.000 hectares, ou bien celle de la pêche, de la moto ou de l'équitation, ses passions ? Quoiqu'il en soit, depuis "Savoir aimer", son meilleur album à ce jour, Florent Pagny donne l'impression de ne plus beaucoup se fatiguer. Après son CD live de l'an passé, couronnant une tournée triomphale, un album de reprises (certes double) marque ainsi son retour en studio, et par là même sur le devant de la scène médiatique.
Nombreuses sont pourtant les reprises qui ont émaillé, parfois avec succès, la carrière de Florent Pagny, de "Caruso" à "Comme d'habitude". Sur le papier, la justification pour habiller cette "Récréation" en véritable nouveauté tient la route. A l'aube de l'an 2000, expliquait récemment Florent Pagny dans diverses émissions de télévision, l'idée lui est venue de sélectionner quelques-unes unes de ses chansons favorites du siècle et de les relifter à l'aide de la technologie pour les aider à passer sans une ride le seuil du prochain millénaire. Ce qui donne, au final, une sélection de 17 titres archi-connus entièrement réorchestrés techno : "Requiem pour un con" (Serge Gainsbourg), "Chère amie" (Marc Lavoine), "Les parfums de sa vie" (Art Mengo), "SOS amor" (Alain Bashung), "Vendeurs de larmes" (Daniel Balavoine), "Hygiaphone" (Téléphone), "Heures hindoues" (Etienne Daho), "Voilà c'est fini" (Jean-Louis Aubert), ainsi que "J'oublierais ton nom" de son pote Johnny (avec la chanteuse Ginie Line dans le rôle de Carmel). 
Une parenthèse extra musicale, pour finir. Dans chaque CD, Florent Pagny a tenu à faire encarter un bulletin d'informations sur les activités de l'association ELA France, qui lutte contre l'adrénoleucodystrophie, une maladie génétique rare et particulièrement grave. L'initiative, généreuse, méritait d'être soulignée.
Gilles Rio
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