Chronique album
ParisÂ
14/01/2005 -Â
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Si l'album tourne toujours autour du ndombolo et de la rumba éternelle, Koffi s’est, toutefois, enfin décidé à interpréter quelques titres acoustiques, seul à la guitare, comme il l'avait fait lors de ses concerts à l’Olympia et à Bercy. C’est là que sa voix suave prend toute sa dimension, et c’est aussi la voie qu’il pourrait suivre pour donner un nouvel élan à sa carrière. Mais l'artiste voit les choses autrement et n'a visiblement pas dans l'idée de sortir de son registre habituel : "Je ne vais pas jouer du jazz ou du rap. Du rap, j’en ai fait avec Passi, mais je n’en ferai jamais en solo. Je chante la rumba-love. Il y a quelques mois, j’ai rencontré en Angola Julio Iglesias. C’est pour moi la star des stars. J’aimerais tellement faire un jour un duo avec lui. Mais ce n’est pas facile à organiser avec nos emplois du temps respectifs."
Retour à l'autoproduction
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Koffi Olomide a beau avoir été, il y a quelques années, l'un des artistes africains vendant le plus de disques en France, son public n'en est pas moins resté essentiellement communautaire. Bien qu'en moyenne il atteigne les 100.000 exemplaires vendus par album, il est le seul à n’avoir jamais signé avec une multinationale, contrairement à Youssou N’Dour, Salif Keïta ou Papa Wemba. Subissant la crise du marché du disque, Affaire d’État n'a pas dépassé les 40.000 exemplaires, et c’est finalement à un commerçant indien, spécialisé dans la musique africaine, que Koffi s’est associé, lui vendant les enregistrements qu’il avait lui-même produits. "Je fais ça avec mes économies. C’est monnaie courante de procéder de la sorte. Même aux États-Unis, il y a des artistes qui se produisent eux-mêmes et vont ensuite chercher un distributeur. Je ne pouvais plus attendre, mais ce n’est pas la première fois que je fonctionne ainsi." Soit. Mais le chanteur autoproducteur a été également bien aidé par tous les généreux donateurs dont il chante les noms sur les dix-huit titres de l’album. S’il cite gracieusement les amis qui l’aident, ceux qui ont besoin de reconnaissance à travers sa voix de velours doivent payer le prix fort. Avec de tels mécènes, Koffi pourra encore longtemps faire ses produits maison. Tant que le public le suivra. Car le succès du rythme coupé-décalé menace l’hégémonie de la musique congolaise. Peut-être lui faudra-t-il un jour trouver d’autres ficelles ?
Koffi Olomide Monde arabe (Sonima Music) 2004Pierre René-Worms
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01/09/1998 -Â
20/02/2000 -Â