Bruxelles
10/02/2005 -
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La relève belge est donc là, "avec des albums qui ont une nette valeur qualitative, une recherche du son, du texte", selon Christophe Waetens, cofondateur du label Bang. "Il y a un son, un détachement, la recherche d’une originalité. Entre un Ghinzu et un Jeronimo, qui arrivent à ingurgiter le post-rock et la chanson française (l’un chantant en anglais, l’autre en français, NDR), il n’y a pas grand chose en commun." Responsable de Wallonie Bruxelles Musique, la structure publique de soutien à l’export, Patrick Printz confirme : "On assiste effectivement à un renouveau et une explosion d’un certain nombre de groupes, y compris au niveau international. Ce qui n’était pas le cas des dernières années. Le groupe de Marc Huyghens, Venus, a été le déclencheur de cette vague. Il y a eu ensuite Sharko, et l’explosion Girls In Hawaii dernièrement. Et, dans la foulée, Ghinzu, Sold Out, Starving, Showstar, qui passent maintenant sur les ondes françaises." Sans compter Vincent Venet et Karin Clercq qui perpétuent une tradition davantage tournée vers la chanson. Derrière, de nouveaux noms commencent à sortir de l'ombre : Miele, Hollywood Porn Stars, Chloé, Arolde, Arker...
Complexe permanent
"On part d’une situation difficile", assure cependant Patrick Printz. "En Belgique, il y a peu de lieux de musiques actuelles. Les réseaux de salles basés sur les centres culturels font très peu pour le rock. Alors les artistes se débrouillent. Il y a un nombre assez impressionnant de festivals au km2." Le Dour Festival s'est monté autour de cette ambition : "révéler des talents et offrir de la diversité", comme le résume son fondateur, Carlo di Antonio. Les festivals tels que les Francofolies à Spa, le Rockwerchter, le Pukkelpop, ont dédié un espace aux jeunes talents. La scène "découvertes" du Printemps de Bourges a aussi contribué à en révéler certains. Venus, Daniel Hélin, Jeronimo, par exemple, y ont été programmés. Ce sera le tour de Sold Out cette année. Des parcours d’artistes avec concours à la clé – la Boutik rock, le Parcours chanté, la Biennale de la chanson française – sont organisés. "Le secteur s'est actuellement développé de façon positive, et sort d'un complexe permanent ; il vit dans une réalité tangible qui voit l'émergence d'artistes, de nouveaux labels", renchérit Paul Henri Wouters, directeur du centre culturel Le Botanique. Il semble loin le temps où Jeronimo chantait : "Ma tête est un aquarium rempli de disques magnifiques, mais le problème, mon problème est que je joue toujours avec mon éternel petit groupe qui jamais ne sera grand…"
Le statut de l’artiste est encore balbutiant (les premiers textes datent de juillet 2003) et il y a peu d’aides à la production (les premières arriveront en 2005). Résultat : "Les artistes savent qu’ils doivent compter sur leurs propres forces", explique Patrick Printz. "Ce n’est que depuis peu que des groupes comme Girls in Hawaii ou un Jeronimo peuvent se consacrer entièrement à la musique", poursuit-il. Quant aux majors, ces maisons de disques réputées toutes-puissantes, elles rechignent à ajouter de nouvelles têtes à leur catalogue. Le marché trop étroit ne permet pas de faire assez de chiffre ! Comme partout, elles n'ont pas hésité à se délester de certains artistes à qui elles ont rendu leurs contrats. Zita Swoon ou Novastar en ont fait récemment les frais.
Pays test
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Nicolas Gros-Verheyde
29/08/2007 -
15/12/2003 -
02/04/2003 -