Paris
23/02/2005 -
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"La musique nous a rapproché et notre passé similaire aussi, mais on n’a pourtant jamais parlé de nos souvenirs d’enfance" révèle K-Maro. Pour dépasser leurs fantômes, ces deux survivants se sont plongés corps et âmes dans la musique. Un exutoire qui leur a permis de prendre une revanche sur le passé. "J’ai perdu des proches et vu des gens mourir sous les bombes. Et puis on est parti avec ma famille au Canada et arrivé là-bas, j’ai tourné la page tout de suite". K-Maro est un fonceur, un de ceux qui ne regardent pas en arrière et qui veulent atteindre les cimes de la réussite sinon rien.
Success story
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On connaît moins le parcours de K-maro, de son vrai nom Cyril Kamar, né à Beyrouth en 1980. Il quitte sa ville natale à 11 ans et se réfugie avec ses parents au Canada. À 13 ans, il monte les LMDS - Les Messagers du Son - un groupe de hip hop qui connaîtra un succès considérable au Québec à la sortie de leur premier opus en 1996. Le groupe est supporté par les radios locales et sort successivement deux albums. En 1998, les LMDS sont la révélation scène des Francofolies de Montréal, ils remportent le prix de la chanson hip hop en 1999 et sont nommés meilleur album hip hop en 2000. K-Maro, la forte tête, se lance dans une carrière solo et crée son label, KPone. "J’ai commencé ma carrière très jeune, ma période de délinquance, prisons et bagarres, s’est développée en même temps que le succès, jusqu’à ce que je me lance dans les affaires. Concède-t-il. J’ai un gros problème avec l’autorité, je ne supporte pas d’avoir des gens sur le dos". K-Maro multiplie ses activités pour canaliser son ambition sans bornes. Le rappeur est producteur mais aussi gérant d’un restaurant à Miami dont il contrôle la direction artistique. Il a récemment créé sa propre marque de vêtement Balek et s’atèle à la mise en place d’un nouveau site pour ses fans.
K-Maro conçoit son métier sous un angle business. Faire des hits reste son but ultime et brasser un maximum d’argent, sa revanche sur le passé. Il écrit, un peu, sur l’injustice, mais son credo est résolument le divertissement sur le modèle américain. Corneille est aussi à la tête d’un empire avec son label canadien DKDD mais ce n’est pas tout, il cultive cet alliage d’engagement et de sensibilité – rapport à son passé – de classe et d’humilité, qui devraient le mener sur les chemins de la maturité et de la longévité.
K-Maro La Good Life (Up Music/Universal) 2004
Corneille Live (Wagram) 2005
Margot Seban
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