Paris
10/03/2005 -
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Dans les années 40, les orchestres de Jacques Hélian et Ray Ventura ont eux aussi fait le voyage outre-Atlantique. A la clef des reprises comme Madureira chorou pour le premier, Chiquita Bacana pour le second. Issu du groupe de Ventura, Henri Salvador fera la tournée des casinos de Rio et Belo Horizonte. S’il se murmure qu’il fut l’une des inspirations de la bossa nova, il a tout autant nourri sa verve de saveurs locales, comme ce Diz Que Tem ou encore tout récemment en duo avec Rosa Pasos sur le standard Wave… Dans un registre plus potache, bien moins classieux, Dario Moreno va largement puiser aux sources des sambas de carnaval : Madureira chorou devient Si tu vas à Rio ; Ze marmita, la Marmite ; Mida Um Dineiro Ai, Eh oui mes amis… Sans oublier Mulata Yeye, Tumba Le Le en 1961 ou encore Vatapa de Dorival Caymi. Le compositeur bahianais était surtout l’ami de Moustaki : du coup, ce dernier va lui emprunter entre autres Bahia. Mais le célèbre "métèque" a aussi chanté Asa Branca, l’hymne nordestin de Luiz Gonzaga, et Les Eaux de mars, celles reprises dans les années 80 par Atlantique… D’ailleurs, tout comme les sambas, les bossa nova seront sujettes à quelques merveilleux malentendus. Ainsi, La fille d’Ipanema de Jobim va vite être adaptée par Jacqueline François, pour le pire souvent (Lio façon electro années 80), pour de rire parfois (Vincent Malone, La Campagnie des musiques à Ouïr…).
Buarque classique
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Sur le registre volatile, c’est Michel Fugain qui a la palme avec Fais comme l’oiseau, originellement Voce Abusou, le succès d’Antonio Carlos et Jocafi en 1971. Mention spéciale tout de même à Martine Havet et son Coin coin, les tribulations du célèbre canard de O Pato… avec certes moins de succès. Tel ne fut pas le cas de Joe Dassin, qui adopte pour son deuxième disque mais premier succès O Calhambeque de Roberto Carlos, le thème emblème du mouvement de la Jovem Guarda en 1963. Bip bip raconte la dérive dans Paris embouteillé qui n’est pas sans évoquer les paroles d’origine : l’histoire d’une vieux tacot… Difficile de tous les citer (les frères Jacques, les 4 barbus, Chantal Goya…), certes, mais on se doit d’évoquer Pierre Barouh, grand amateur du Brésil qui va reprendre Agua de Beber (Rien que de l’eau) et surtout réaliser un duo en franco-portugais avec Elis Regina sur Noite Dos Mascarados.
Groovy Brésil
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Enfin, plus près de nous, personne n’a oublié la Lambada, danse brésilienne avant d’être tube de l’été. Quinze ans plus tard, TF1 revient avec T -Rio, trois Brésiliennes qui remettent au goût du jour la Choopeta chère à la chanteuse Carmen Miranda, star dès les années 30. Dans un registre plus traditionnel et surtout moins vulgaire, les Femmouze T dont l’une des deux voix est brésilienne ont su adapter des classiques du pays, tout comme les Bombes 2 Bal dont le premier album s’inspire largement des traditionnels nordestins. Quoi de plus normal quand on sait que le pair en musique de ces Toulousaines, le fabuleux troubadour Claude Sicre, a été samplé dès 1997 par Lenine sur A Ponte sur un album au titre prémonitoire : Le jour où nous entrerons en contact.
Jacques Denis
12/01/2001 -
21/09/2004 -