Paris
08/07/2005 -
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Depuis la rentrée 2004, ils se sont lancés dans le projet Superlight, joué quasiment toute l’année au Point-Virgule, petite salle parisienne. "On avait envie de tourner léger", raconte Arnaud Joyet. Bilan, un spectacle 100 % acoustique. Une caisse en guise de batterie, quelques guitares et ukulélés, les JU sont prêts pour une nouvelle aventure, qui montre l’extension du domaine de la chanson chez ce groupe : ils prennent d’assaut Avignon pendant toute la durée du festival. Pour se couler dans le moule, ils ont eu recours à un metteur en scène en la personne de Christophe Gendreau, un des piliers ... des Wriggles. "Les artistes vont faire appel de plus en plus à des metteurs en scène, prédit Arnaud Joyet. Les positions et la gestuelle sont plus soignées, les transitions mieux réglées, le résultat est vraiment sans appel." Pour lui qui a, comme Emmanuel Urbanet et tous les membres des Wriggles, beaucoup arpenté les tréteaux, l’objectif est de "théâtraliser la chanson". Au vu du succès obtenu au Point-Virgule, ils devraient se sentir à l’aise au coeur des remparts de la cité des Papes.
Drôle de sire
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Le groupe inspiré du côté de la plume par Vian, Prévert et l’esprit libertaire, du côté de la corde par Thomas Fersen et l’ambiance zazou, renforce la complicité avec le public, aguichant par-ci, taquinant par-là, sans jamais tomber dans le racolage ou le remplissage. Groupe à suivre pour sa reconquête de la chanson française et ses travaux de ravalement d’un genre un peu défraîchi, le quintette n’a pas peur d’associer guitare électrique, alto et contrebasse, aux envolées lyriques ou carrément scabreuses de son Normalien de chanteur. David Sire, dans une autre vie, entra en effet à l’Ecole de la rue d’Ulm, avant de dire le mot de Cambronne à ses professeurs. Et de flâner pour longtemps, le nez au vent, à la recherche d’air(s). Il a trouvé sa muse entre deux "télescopages cosmogoniques", comme il appelle les moments de dérapage qui constellent les concerts du groupe. Des frictions entre mise en scène et mise en musique, d’où naissent de belles étoiles.
JamaitA bientôt 40 ans, Yves Jamait, issu de la plus belle tradition des poètes chansonniers, traîne toujours son béret du côté des usines et des bistrots. Dans la casquette, l’héritage du Front populaire. Dans ses chansons, la liberté, conquise ou à conquérir. Lui aussi a grandi par la scène : des premières parties prestigieuses (Fersen, Têtes Raides, Renaud, Mano Solo…), quelques festivals (Francofolies, Paleo Festival de Nyon, Solidays aujourd’hui), plusieurs semaines de concert en 2004 au théâtre Méry à Paris ... Le voici aujourd’hui seul maître à bord, avec son groupe De verres en vers, qui est aussi le titre de son premier album. Il nous entraîne dans un univers de nuits blanches et de petits matins gris, de filles sur le départ et de potes sur le retour. Des brèves de comptoir millimétrées, très proches au final de ce prolo d’origine, qui ne connut pas son père mais tutoya longtemps l’usine. Des coups durs qui lui ont forgé un physique de doux bagarreur, et lui confèrent une expressivité impressionnante.
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Joyeux urbains (Moujik) 1998
Supersexy (Next Music/M Label ) 2002
Devant des gens (opera-music) 2005
Drôle de sire Pourquoi pas toi ? (Sélénote) 2003
Drôle de sire Onomatopées (Sélénote) 2005
Jamait De verres en vers (Wagram) nouvelle sortie août 2005
Joyeux urbains : du 8 au 31 juillet au Ring à Avignon
Jamait : aujourd’hui au festival Solidays, tournée à partir de dimanche au Québec, Olympia le 2 juin 2006.
Guillaume Lévy
30/08/2000 -