Paris
23/09/2005 -
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Les concerts du Chat bleu approchent. Le groupe se prépare d'arrache-pied. Frédéric Vidalenc, ancien bassiste de Noir(s) Désir(s) : "On avait tellement travaillé qu'on a grossi le trait. On avait essayé de faire quelque chose de plus pro que d'habitude car ce soir-là, on savait que les gens de Barclay seraient dans la salle". Le premier soir, Chat Bleu est plein à craquer. 650 personnes sont dans la salle. Le public est chaud. La prestation séduit. Le groupe signe chez Barclay. Il devient Noir Désir, sans "s". Denis Barthe raconte : "Les gens de la maison de disque nous ont dit : Maintenant, il va falloir travailler les concerts. On leur a dit : Mais non, les concerts, on n'a pas besoin de les travailler, on en fait depuis cinq ans".
Premier Olympia
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La tournée Du Ciment sous les plaines commence sur les mêmes bases que la précédente. Chaque soir, Noir Dés’ est à fond. Didier Estèbe, dans son rôle de manager tente bien de calmer le jeu. En vain. Noir Désir accélère le rythme des dates. Les salles sont devenues trop petites. La salle parisienne de l’Elysée-Montmartre est par exemple, remplie douze fois d’affilée. C’en est trop. La fatigue mine les musiciens. Côté scène, les nouveaux titres font quand même merveille. Avec En Route pour la joie, Noir Désir a trouvé une véritable machine de guerre. Mais en mai 1991, le concert de Besançon est arrêté au bout de quatre chansons, Bertrand Cantat vient de faire une syncope. Fin de tournée.
Cantat sans voix
Noir Désir a pris de bonnes résolutions. Pour le Tostaky Tour, il n’y aura pas plus de cinquante dates. Il n’en sera rien. Les concerts s’enchaînent. Le groupe dépense une énergie folle. "Barclay nous avait demandé de choisir un journal partenaire. Nous, on avait pris l’Equipe, parce qu’on s’en foutait. Et cette tournée Tostaky, on aurait pu la résumer par le slogan du journal de ces années-là. Plus vite, plus haut, plus fort", indique Denis Barthe. De gros problèmes de son entachent la tournée. Malgré tout, les dates se multiplient, les concerts sans temps mort jouent la rallonge. Jamais plus Noir Désir n’ira aussi haut. Le live Dies Irae sorti en janvier 1994 en témoigne. La voix de Cantat n’y résistera pas. Une opération des cordes vocales sera nécessaire.
Fredéric Vidalenc est remplacé par Jean-Paul Roy pendant les sessions de 666.667 club. Pour son premier concert, à Ris Orangis, le nouveau venu de la bande apparaît tendu. Explication un brin ironique de l’intéressé : "Je suis très bien, vu qu’on n’a pas répété. Je crois que c’est sur Le fleuve que je commence à jouer la ligne de basse à la fin du morceau". Noir Désir semble avoir tiré les leçon du Tostaky tour. La tournée 666.667 club est celle des Zéniths. Elle est plus calme. Elle est marquée par l’apparition d’interprétations mid-tempos des anciens titres. Jan Pol, en bon accro, suit l’évolution : "C’est là que l’on a vu apparaître des titres comme les Ecorchés interprétés de façon un peu jazzy". Côté discours, Noir Désir s’engage. A Vitrolles d’abord, contre le FN . Pour les indiens du Chiapas. Et pour José Bové.
Sold out
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L’atmosphère de cette dernière tournée, le disque Noir Désir en public la restitue. Intacte. On retrouve donc sur ce double album live enregistré sur la route tout au long de l’année 2002 un groupe au sommet de son art. Qui au fil du temps n’a cessé de se réinventer sur son terrain de jeu favori : la scène.
Noir Désir en public (Barclay) 2005
Bastien Brun
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