ParisÂ
30/09/2005 -Â
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Il sâagit de Paco SĂ©ry, celui-lĂ mĂȘme qui fut remarquĂ© par Eddy Louis, et proclamĂ© "meilleur batteur du monde" par Wayne Shorter et Joe Zawinul. De Michel Alibo, le bassiste martiniquais souvent vu aux cĂŽtĂ©s dâAngĂ©lique Kidjo, de Youssou N'dour ou de Karim Ziad.
D'Alain Debiossat au saxophone, le saxophone charentais, Ă©galement prĂ©sent dans lâOrchestre National de BarbĂšs. De Louis Winsberg Ă la guitare, dont on a suivi le parcours sur les routes du sud, Ă la rencontre du flamenco, avec son projet Jaleo. Et puis aux claviers, câest encore une forte personnalitĂ©, celle de Jean-Pierre Como, le plus italien des Parisiens, une origine mĂ©diterranĂ©enne quâil revendique dans ses albums.
Pour la sixiĂšme composante du groupe, la percussion, câest depuis toujours une surprise. Cette fois, câest StĂ©phane Edouard, dâorigine indienne, qui reprend, aprĂšs lâhistorique Abdou MâBoup, suivi de beaucoup dâautres, dont Bobby Thomas ou Arnaud Franck.
Ces concerts donnés à Paris pour les vingt ans de Sixun sont pour RFI Musique l'occasion de rencontrer deux des membres du groupe : Louis Winsberg et Michel Alibo, heureux de se retrouver au café avant de se retrouver sur scÚne.
RFI Musique : Comment vivez-vous ce retour, aprĂšs six ans dâinterruption ?

Michel Alibo : En fait, on n'arrĂȘte pas de plaisanter lĂ -dessus et de sâappeler entre nous le nouveau Buena Vista Sixun club ! (Ă©clats de rire).
Louis Winsberg : Câest le vrai Sixun dâorigine, dâappellation contrĂŽlĂ©e ! On fĂȘte nos 20 ans, et je vais ĂȘtre papa dans la foulĂ©e !
M.A. : Il faut dire que ces six ans de pause Ă©taient tout Ă fait naturel aprĂšs le dernier concert en 1999, suite Ă lâalbum Nouvelle vague. Tout le monde avait besoin de faire son chemin en solo. Et ça reprend tout aussi naturellement avec plein de projets jamais rĂ©alisĂ©s, comme celui de faire un DVD. LâidĂ©e est nĂ©e lâĂ©tĂ© 2004, grĂące Ă Antoine Crespin de Futur Acoustic Production.
Quel sera le répertoire ? De nouvelles compositions ?
M.A. : On sâest posĂ© la question, mais lâenvie avant tout câest de fĂȘter nos 20 ans, la longĂ©vitĂ© du groupe. On a rĂ©alisĂ© huit albums, et on veut donner le meilleur de ce quâon a fait pendant toutes ces annĂ©es. Une sorte de best of, votĂ© Ă lâunanimitĂ© par nous six. Câest lâidĂ©al pour nous dĂ©couvrir, pour la nouvelle gĂ©nĂ©ration qui ne nous a jamais vu sur scĂšne.
Selon vous, qu'avez-vous apporté à la scÚne musicale française, avec du recul ?

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M.A. : Ce qui Ă©tait nouveau, câĂ©tait cette rencontre, ce mĂ©tissage dans le jazz. Ăa a Ă©tĂ© toute suite la perception du photographe Daniel Jan qui a rĂ©alisĂ© la pochette du premier album, Nuit blanche. Il a vu qui nous Ă©tions, trois noirs, trois blancs, et alors il a mis ces deux bĂ©bĂ©s face Ă face, le noir et le blanc, et ça nous a permis de comprendre ce que nous Ă©tions en train de faire spontanĂ©ment. Chacun avait la part belle dans la musique. Et cette fusion, nous la poursuivons tous, câest notre approche des musiques du monde.
L.W.: Je persiste et je signe. Et ce qui reste câest lâĂ©nergie, la puissance du groupe. Rejouer ensemble, câest assez beau, parce quâon est trĂšs proche, et on est riche de nos parcours.
En 94, vous étiez partis pour six mois aux Etats-Unis ? Votre conception du métissage est-il compris ?
M.A. : On dit quâaux Etats-Unis il y a tout, câest vrai. Mais, tout est compartimentĂ©. Notre groupe, jazz fusion, nâavait mĂȘme pas sa place !
L.W : Le mĂ©tissage nâest pas du tout vĂ©cu de la mĂȘme façon. Dâailleurs lĂ -bas, ils nous regardaient un peu de travers. Mais sur la durĂ©e, je crois quâon aurait pu se faire entendre !
M.A. : Ecoute ce que fait Joshua Redman aujourdâhui, on dirait du Sixun !
Sixun en concert Ă la Cigale Ă Paris le 30/09/05 et le 01/10/2005
En tournée : été & automne 2006
Valérie Nivelon
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