Chronique album
Paris
06/10/2005 -
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Les cochons sauvages...
C'est en tout cas le fruit d'une immersion totale en pleine nature avec des séances entre deux parties de pêche ou des pique-nique dont les restes étaient donnés, selon les dires de l'équipe, "aux cochons sauvages du coin"... Au final, une ambiance très conviviale qui se ressent fortement tout au long de l'ensemble et lui donne ce côté intime qui reste indéniablement la marque de fabrique de Patrick Fiori. Si ce dernier s'affirme plus rockeur qu'à l'accoutumée dans sa façon de chanter, il n'en demeure pas moins sentimental.
La chanson qui ouvre l'album est celle qui lui donne son nom, Si on chantait plus fort. Patrick Fiori annonce donc la couleur d'emblée et cette invitation sonne comme une promesse. Celle d'une oeuvre pleine d'énergie, à l'instar du single Toutes les peines qui arrive dès la deuxième plage. Ce titre, composé par Jean-Jacques Goldman, risque de trôner en bonne place dans le catalogue des collaborations du bonhomme. Il y est question de blessures, d'erreurs, de l'urgence de la vie... Le chanteur calme ensuite son ardeur grâce à Il paraît, une composition au piano en association avec Julie Zenatti. Une chanson qui évoque toute la difficulté de rêver dans cette société des années 2000.
Une sirène nommée Yoenaï
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Même si l'on enchaîne avec Arrêtons là, nous n'en sommes qu'à mi-parcours et surtout pas encore rassasiés ! Tu lui ressembles évoque ceux qui ont cherché à fuir le cocon familial et voler de leurs propres ailes. Peut être pour vivre le grand amour et déclarer sa flamme à celle qu'on aime comme dans A genoux ? Une grande chanson d'amour comme sait les composer Patrice Guirao qui a fait parvenir son texte depuis la Polynésie française... L'amour est aussi au coeur de N'oublies pas. Le chanteur y parle de la nécessité de ne pas renier son passé sentimental mais aussi de trouver la bonne harmonie dans son couple. Exercice périlleux. Petite prise de risque ensuite avec La boîte aux lettres, dans laquelle Patrick s'essaie aux sonorités jazzy avec cependant une réelle réussite !
Auto portrait
Passons sur le titre Marlène, sans grand intérêt pour découvrir, le cadeau fait à Patrick par ses musiciens : Tout ce que l'on est et la cerise sur le gâteau, Je ne serai jamais, offert par Jean Kapler. L'emploi du "je" n'est pas une habitude du chanteur mais là, l'auteur lui a concocté un véritable auto portrait qui est finalement assez ressemblant. Ce quatrième opus se referme donc sur un vrai bilan personnel. Celui que nous en dressons est tout aussi positif et porteur d'espoir pour la suite d'une des carrières les plus controversées de la chanson française. Il est désormais loin le temps des Cathédrales et le Phoebus de Notre-Dame-de-Paris a bien tourné cette "belle" page. Cet artiste, sincère et humain, avance chapitre après chapitre et mérite bien de marcher sur les traces de celui qui l'inspire chaque jour un peu plus : Jean-Jacques Goldman. Souhaitons lui le même destin.
Lucas Thomas
14/11/2002 -