Reportage
Paris
24/10/2005 -
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Serge Hureau, directeur du Hall de la chanson est aux anges : "On s’est rendu compte il y a quelques années que l’on connaissait très peu l’univers de la chanson. On n’est pas très savant sur la musique dite populaire. Notre but est de créer un véritable lieu de référence avec des expos, des spectacles et des formules comme ça, des conférences-concerts. On n’entend pas assez les chansons du passé chantées par des gens contemporains, des artistes proches de nous." Pendant une heure et demie, le duo retrace la carrière de Boris Vian, météorite décédée avant ses 40 ans mais qui laissa entre 500 et 600 chansons. Olivier Nuc donne les références, JP Nataf rebondit. Une discussion, plus qu’un cours, s’installe entre les deux hommes.
"une star 20 ans plus tard"
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Grand découvreur de talents, Jacques Cannetti le pousse alors à interpréter ses propres titres sur scène. "Il était très statique, mal à l’aise sur scène, le public le trouvait agressif" commente Olivier Nuc. JP Nataf renchérit : "C’était un non-chanteur comme le sont Lou Reed ou Neil Young. Vingt ans plus tard, il aurait été une star. Je suis sûr qu’il avait même plus de bagage technique qu’Alain Souchon, mais à l’époque le secteur est dominé par de vrais interprètes". Il ne se produira que pendant quinze mois. Un oedème pulmonaire l’empêchera de continuer. Sa santé fragile l’avait déjà contraint à laisser de côté sa trompette.
L’inventeur du "tube"
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En Parallèle, l’écrivain frustré se défoule dans les colonnes de Jazz Hot, il défend passionnément le be-bop, dénigré à l’époque, repère très tôt un jeune très prometteur, Serge Gainsbourg. Il va même modifier le vocabulaire en usage. Avant son passage, un succès public était un "saucisson" grâce à lui, nous parlerons maintenant de tube ! Avec son complice Henri Salvador, il va même être un des premiers a popularisé le rock’n’roll en France, mais à sa façon, tout en parodie et en humour.
JP Nataf conclue cet échange par un On est pas là pour s’faire engueuler fédérateur. Les réactions sont chaleureuses à la sortie. Carole, enthousiaste, a eu le plaisir de redécouvrir un auteur injustement délaissé. Christelle salue la prestation de l’ex-Innocent, son père ne tarit pas d’éloge sur le principe même de conférence-concert. Un exercice pas évident, mais bien maîtrisé par le duo. Serge Hureau l’a promis, vu le succès rencontré, la prochaine aura lieu dans une plus grande salle.
Ludovic Basque
27/08/1999 -