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28/04/2006 -

Mais au delà de l'individu, il est aussi question de musique. Et de deux générations, qui se sont successivement approprié le répertoire du groupe. La première a pogoté sur L'Aventurier en 1982, l'autre s'est pâmée en entonnant J'ai demandé à la lune en 2002. Un grand écart digne des grands.
Ce jeudi soir, le Phénix accueillait Indochine vers 22h pour une heure et demie de concert pendant laquelle la ferveur du public n'a fait que s'amplifier. Un décor peu engageant, deux arbres morts, des lumières crues où la blancheur des visages ne faisaient qu'accentuer cette atmosphère empruntée aux gothiques. Voici Nicola Sirkis en grande forme. "Moi je veux vivre" clame-t-il et on veut le croire. L'énergie juvénile de ce rocker quarantenaire pourrait presque nous faire oublier que le temps passe. "Bob Maurane contre …" (L'Aventurier) ou "Trois nuits par semaine /et ta peau contre ma peau" et nous voici transportés 20 ans en arrière sans la moindre difficulté.La nostalgie a du bon et des limites aussi. Si Indochine est redevenu un poids lourd aujourd'hui, c'est grâce à ses deux derniers albums. Paradize puis Alice et June ont rouvert l'autoroute du succès. Mieux qu'un nouveau départ, une seconde jeunesse. Des morceaux à la rythmique lourde et imposante ont façonné une identité rock'n'roll loin bien éloignée de la new wave si caricaturale qui a fait la marque de fabrique du groupe dans les années 80. Rendez-vous dans 20 ans ?
Valérie Passelègue
28/04/2006 -