15/07/2006 - La Rochelle -
Le teint pale, la tenue sombre, Arman Méliès n’a rien du vacancier en goguette. Auteur de deux albums dont le récent Les Tortures volontaires, le jeune homme se produisait aux Francos de la Rochelle ce jeudi 14 juillet pour la première fois. Le Cosy, boîte de nuit d’habitude réservée aux sets de DJs pendant la période du festival, se transformait en salle de concert. Malheureusement pour Arman Méliès à peine le premier morceau terminé, il subissait une coupure d’électricité soudaine. Attente, reprise et finalement un programme amputé de la moitié des chansons. Dommage car cet artiste, seul avec sa guitare et son sampleur, avait réussi à installer une atmosphère particulière, soutenu par des faisceaux de lumière bleus et rouges, entre dark rock et chanson à textes.
Yann Tiersen déboule sur la minuscule ‘scène’ du Cosy. Pas vraiment cosy, la musique du Breton. Quatre musiciens l’accompagnent, un batteur, un clavier, un bassiste et un guitariste multi-instrumentiste déjanté. Tiersen, musicien introverti, créateur de mondes sonores, s’éclate visiblement dans cet environnement plutôt intimiste. Il dit même quelques mots au micro (certes inaudibles) et sourit en sortant de scène. Passant d’un rock rageur, version violon énervé, au blues désertique à la guitare, le musicien entraîne le public sur les chemins de sa créativité. En live, mieux que sur disque, le Breton s’exprime et l’on peut mesurer facilement l’étendue de son talent.
Quand à 1 heure du matin, les artistes s’arrêtent, Rubin Steiner branche ses platines. Pendant deux soirs, les Francofolies lui ont proposé d’être le résident du Cosy, club huppé en bord de mer. Electro old school, big beat, pop, le Tourangeaux nous a fait partager sa discothèque idéale. Une sélection très large qui ravit la piste. Ce bidouilleur sonore déjà auteur de trois album, s’est même offert quelques séances de scratchs.