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Chronique album


Agoria, le grand mix

Un DJ en devenir


Paris 

10/01/2007 - 

Il est en passe de devenir plus populaire que Laurent Garnier, à en croire le référendum des lecteurs du magazine français Trax. Agoria est DJ la nuit et compose le jour. Résultat, un second album riche et ambitieux : The Green Armchair.



Ce Lyonnais est venu aux musiques électroniques en écoutant une radio commerciale, qui diffusait Big Fun de Kevin Sauderson, l’un des parrains de la techno de Detroit. Premier disque acheté dans un supermarché, premier d’une collection de vinyles de préférences américains. La suite est classique : quelques soirées pour des amis et les soirées s’enchaînent. "J’envoyais des cassettes de mixes à tout le monde. Et c’est comme ça, que vers 17 ans, j’ai mixé dans un club avant Carl Cox et Richie Hawtin." Le jeune Sébastien Devaud abandonne le monde du cinéma pour lequel il se destinait, et embrasse la carrière de DJ, d’abord dans les provinces de l’Hexagone.

C’est avec un titre, La 11e Marche, que tout va s’accélérer en 2000. Pourtant, il n’est pas encensé par la critique dès sa sortie, comme on le pense bien souvent. "J’ai dû en vendre 400 exemplaires, sur un label d’Annecy, se souvient Agoria. Seuls Laurent Garnier et DJ Hell jouaient mon disque. Tous mes potes me disaient que c’était nul, ce n’était pas le style de techno de l’époque, avec des boucles à la Jeff Mills. Coup de bol : Pias avait flashé sur ce morceau et m’a demandé de le ressortir." Un an et demi plus tard, les Anglais avaient totalement craqué pour ce titre à faire lever les bras des danseurs. Dans la foulée Agoria publiait son premier album, Blossom. Depuis, ce jeune trentenaire fait la tournée des clubs d’un continent à l’autre.

Il était donc un peu attendu au tournant pour ce second opus. Moins techno que le précédent, The Green Armchair s’ouvre à différents genres, trip hop poisseux (Edenbridge), lamentations dub (Million Miles, chanté par Neneh Cherry), comptine electro naïve (Baboul Hair Cuttin)… Sans oublier quand même quelques gros rythmes techno pour les clubs, comme les boucles abrasives de Code 1026 ou les breakbeats glacés de Like a Bull. Après nous avoir fait danser toute la nuit, on s’assied volontiers dans le fauteuil vert d’Agoria.

Agoria The Green Armchair (Different/Pias) 2006

Nicolas  Dambre