Paris
25/06/2007 -

RFI Musique : Après une tournée aussi intense, qu’en reste-t-il dans un DVD ?
Diam's : Il reste l’essentiel, c’est à dire un concert. On ne pourra jamais retranscrire dans un DVD toutes les émotions différentes qu’il y a pu avoir, que ce soit quand on jouait dans des salles de 50 personnes ou aux Vieilles Charrues devant 25.000 personnes. C’est vrai que le DVD live retranscrit plus ou moins le show qu’on a fait partout, avec l’émotion parisienne. C’est pour ça qu’on a mis les bonus, comme Mon été 2006, tous ces petits documentaires à côté qui retracent d’autres moments aussi fous que cette tournée des Zéniths qu’on n’attendait pas.
Quand tu sors du sol au début du spectacle, tu te dis : "c’est là qu’il y avait NTM", ou tu ne penses à rien d’autre qu’à ton show ?
Ah non, autant je suis assez rêveuse et nostalgique et j’aime rendre à César ce qui lui appartient, mais au moment où je monte sur scène… J’ai beaucoup de respect pour les aînés mais c’est mon concert, mes chansons, mes raps, et le Zénith il faut que je le tue. Moi, je veux marquer l’histoire. J’ai du respect pour les aînés mais la petite, elle veut pas qu’on dise que c’était moyen.

Ma tournée se résume à ça : l’ascenseur émotionnel. Ma vie aussi parce qu’autant à l’époque, je disais qu’il n’y avait absolument pas de différence entre Mélanie et Diam’s, autant avec tout ce qui s’est passé, j’ai commencé à me protéger parce que ça devenait un peu n’importe quoi. L’ascenseur, avec Diam’s, je suis tout en haut, et avec Mélanie, c’est tout en bas. Je me souviens de concerts où je rentrais chez moi en me demandant ce qui se passait, ce que c’était que cette vie. Ça n’est pas quelque chose dont je me plains, au contraire, mais à analyser, c’est assez drôle : tu as 10.000 personnes qui crient et après il n’y a plus rien, tu es toute seule. Et c’était tout le temps pareil : tu vas fêter ton Disque d’or et après tu rentres seule. Disque de diamant et tu rentres toute seule. Ça fait bizarre. Au final, il n’y a que toi qui kiffe. C’est pour ça que j’ai un vrai truc avec le public, c’est lui qui me donne une force de dingue. J’hallucine comme les gens m’apprécient. Je le vois où que je sois dans la rue, les gens sont super gentils avec moi. Et c’est aussi l’ascenseur émotionnel : je suis chez moi il n’y a rien, je sors, et même le boulanger est super content de me voir. Ça fait bizarre.
Olivier Cachin
24/03/2006 -
20/01/2004 -