

Montréal
26/07/2007 -

Décidément, Montréal ne fait rien dans la mesure ! Après avoir accueilli ces dernières semaines les plus grands festivals de jazz et d'humour de la planète, la voici donc qui se met à l'heure du plus grand des festivals de chanson francophone. Ici, c'est d'ailleurs plus qu'une fête, c'est une sorte de manifeste dans un Québec où la chanson est reconnue comme un art à part entière, et où la langue française est considérée comme un bien précieux, à défendre et à cultiver. D'ailleurs, gare à ceux qui chanteraient en anglais : il y a quelques années, le groupe Dionysos en avait été pour ses frais… Recevant même quelques sifflets.
Cette année, a priori, pas de risque d'anglicisme forcené de la part des têtes d'affiche venues de l'Hexagone : Grand Corps Malade et Abd al Malik, amoureux d'une rime plutôt littéraire ; la grande Juliette Gréco, voix des poètes d'hier et d'aujourd'hui, célébrée ici comme une icône de la chanson ; Calogero, qui chante désormais des textes de Zazie et qui donnera aux Francos son tout premier concert en terre québécoise ; ou encore l'Haïtien Bélo, dernière Découverte RFI, d'ailleurs programmé dans le cadre d'un partenariat avec la radio mondiale.
Au total, ces Francofolies de Montréal espèrent bien fédérer cette année encore plus de 900000 festivaliers… Et pourquoi pas atteindre la barre symbolique du million ! Mais que la barre soit ou non franchie, le festival restera quoiqu'il arrive - et de loin - le plus important rendez-vous musical de toute la francophonie.
Valérie Lehoux