Chronique album
Paris
26/09/2007 -
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Première originalité remarquée en épluchant les crédits : Stomy rappe aussi des textes qu’il n’a pas écrit. De Celles-sar aux Césars écrit par Escobar, Sarcelles écrit par Driver, La Tombe ou la Gloire écrit par Lino d’Ärsenik et Personne n’en parle coécrit par Moms sont la preuve que quelque chose bouge dans le rap français, qui se risque rarement à ce genre d’exercice.
Le ton est dur, mais aussi émouvant, notamment sur ce Personne n’en parle qui reprend le texte lu par Stomy chez Ardisson en septembre 2005, après les incendies des hôtels parisiens occupés par des familles africaines brûlées vives. Provocateur mais aussi conscient, Stomy trouve un équilibre entre ton "racailleux" (Carabine son, Mélange explosif) et humour cynique (Associations de malfaiteurs, featuring MC Jean Gab’1), avec en guests tous les membres de sa Secte Äbdulaï qui fit tant fantasmer la police et les médias. Stomy ? Même pas mort, et son rap frappe encore.
Olivier Cachin