Chronique album
Paris
04/10/2007 -
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Bien sûr il y a le single Dans la Merco Benz mais aussi une kyrielle d’autres, Bien avant ou La Garçonnière, trempées dans la même veine. Ça sent les nuits blanches enfumées, à boire pour se perdre. Il ne s’agit pas de tristesse, mais d’un vague à l’âme plus noble : ce spleen indéfectible cher à Baudelaire.
Romantique du XXIe siècle, Biolay magnifie ses compositions d’arrangements soyeux, toujours dans l’extrême finesse : les chœurs éthérés de Douloureux Dedans, l’orchestration grandiose de Cactus Concerto. Le musicien n’hésite pas à noircir sa musique (Regarder la lumière, Laisse aboyer les chiens) pour que soudain sa voix se fasse plus aérienne.
Après deux ans de travail et cinquante sept titres mis en boîte, le Français signe avec Trash Yéyé un album d’une richesse hors norme. Mais tellement sombre et torturé, qu’une nouvelle fois, le succès critique devrait dépasser celui des ventes. Espérons qu’un jour, d’artiste reconnu, Benjamin Biolay devienne vraiment populaire.
Ludovic Basque
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