Paris
28/04/2008 -

Dans un Zénith complet, chauffé à blanc par la première partie de l’artiste malienne Adja Soumano, un écran blanc se baisse et laisse place au clip saisissant Non à l’excision. Une entrée en matière brute, qui donne le ton : depuis ses débuts en 1996, Tiken Jah Fakoly se fait griot "de circonstances". Son reggae veut sensibiliser et éveiller les consciences d’une jeunesse mondiale.
Départ en trombe avec Ça va faire mal, issu de l’album Coup de Gueule, sorti en 2004. Tiken et "Les Djélis" (ses musiciens) semblent très en forme et égrainent les titres phares de ses précédents albums, comme Justice, Le Balayeur ou Plus rien ne m’étonne. Un puissant concentré de carrière, qui débouche sur des morceaux plus récents issus de son huitième album, l’Africain, sorti en septembre 2007.
C’est d’ailleurs pour récompenser le succès de cet opus que Tiken recevra un disque d’or dans la plus stricte intimité, quelques deux heures et demie de scène plus tard. Les proches sont là. Sophie Gros, manager depuis les débuts en Côte d’Ivoire reçoit, elle aussi, sur demande de Tiken, la prestigieuse distinction. Le mari de cette dernière, Thierry, qui distribuait les premières cassettes à travers l’Afrique de l’Ouest, se joint à eux. Même la mère de Tiken, voilée dans un élégant tissu brodé, vient embrasser son fils.

En 2005, lors d’un Zénith également plein à craquer, Tiken avait reçu un double disque d’or pour Françafrique et Coup de Gueule. Il avait alors demandé à Barclay que la récompense soit attribuée à chaque musicien. Ce soir, le groupe pose ensemble, radieux, autour des deux trophées. Pour Tiken, c’est simplement "un encouragement de plus. Un troisième disque d’or, cela prouve que notre musique a un écho, qu’elle est écoutée, que les messages passent. Et surtout, qu’il faut continuer le combat !"
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Tiken Jah Fakoly sur la scène du Zénith de Paris
Eglantine Chabasseur
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