Chronique album
Paris
16/06/2008 -
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Ici, ce serait presque de la chanson, parfois chantée en français, toujours prête à faire danser grâce à une boîte à rythmes jamais bien loin. Un disque inclassable, qui passe à la moulinette la house, la musique de film ou les musiques tsiganes. Les origines roumaines de Nicolas et la clarinette d’Ezechiel les prédestinaient sans doute à ces mélanges de house et de jazz manouche. Les deux compères, aux parcours musicaux très différents, ont en commun un goût prononcé pour le free jazz, les musiques tsiganes et les musiques improvisées en général.
Piano, cuivres, violon, clarinette… le duo introduit des instruments et des rythmes peu entendus dans les musiques électroniques, avec un bon sens des mélodies et des arrangements. L’entraînant « You Have to Dance » joue sur les ruptures rythmiques, tandis que les ambiances inquiétantes de « Slum Girl » permettent de souffler un peu avant « Remember Love », qui rappellera aux plus âgés les pianos omniprésents des débuts de la house. Un tel patchwork de genres musicaux décontenance et frise parfois la faute de goût. Mais Nôze ne se prend jamais au sérieux, tout en faisant de la musique consciencieusement. Ces expérimentations décomplexées devraient plaire aux aficionados du français Ark ou du britannique Matthew Herbert.
Nicolas Dambre
10/04/2006 -