Chronique album
ParisÂ
26/06/2008 -Â
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On retrouve bien entendu des compositions pop comme Let’s party ou Memento, put her in the picture qui raviront les amateurs du premier album, Codification. Hullabaloo et son refrain sexy en diable s’annonce même comme un tube potentiel.
Mais le trio s’est bien gardé de reproduire les recettes du passé. Les trois musiciens se sont enfermés pendant un mois en studio avec comme mot d’ordre : assumons à fond toutes nos idées. Le résultat laisse pantois. Dès le début The story won’t persist vous plonge dans l’ambiance, entre PJ Harvey et Portishead. Piano et cordes prennent le pouvoir, la voix aérienne de Laetitia fait le reste.
Le groupe breton n’hésite pas non plus, à lorgner du côté de l’électro avec Easy Influenced et The Evil eve. Le tour de force de cet album ne réside pas tant dans ses velléités d’ouverture que dans son extrême cohérence. L’atmosphère post rock de Solitary Play cohabite en toute harmonie avec la ballade éthérée qu’est Like ink with rain. Leur secret ? Le trio sait comme personne faire décoller un morceau vers des sommets de chaos ou d’émotion. Avec Games Over, fini de jouer, Laetitia Sheriff entre dans la cour des grands.
Ludovic Basque
Â
29/07/2004 -Â