Chronique album
Paris
15/10/2008 -
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Le grand classique Toutou Diarra qui valut à ce dernier son premier succès au sein des Ballets Africains, est également une des sélections de Mamadou Diabaté et rend hommage au grand roi bambara de la dynastie des Diarra dont le nom signifie lion. Si le cousin de Toumani Diabaté interprète la plupart des titres de l’album dans un style classique, il affirme néanmoins son originalité par son jeu virtuose tantôt pulsé tantôt éthéré, par sa rapidité d’exécution et ses multiples variations. On peut ainsi admirer la finesse et l’expressivité de son style dans Bi Allah Laké ou Diyabarana.
Installé aux Etats-Unis, nominé aux Grammy Awards en 2007, le jeune korafola poursuit une brillante carrière outre-Atlantique, multipliant les collaborations avec des artistes divers (Angélique Kidjo, Amy Koïta, Donald Byrd, Randy Weston, Thomas Mapfumo, Eric Bibb, Guy Davis, Ben Allison) et suit le précepte que lui enseigna son père Mamadou Djelimory alias N’fa Diabaté, membre de l’Ensemble instrumental du Mali : "Ecoute les virtuoses de tout l’empire mandingue, respecte les grands classiques et développe ta propre technique". Si cet artiste est sans aucun doute une valeur sûre de la kora, il lui manque néanmoins la capacité de son cousin Toumani à révolutionner le jeu de l’instrument roi de la musique mandingue.
Mamadou Diabaté Douga Mansa (World village) 2008
Sylvie Clerfeuille
09/03/2007 -
08/08/2008 -