Chronique album
Paris
30/07/2009 -
Vingt-trois ans, gentiment sexy et la langue bien pendue : Zaza Fournier fait son entrée dans la catégorie des chanteuses accordéonistes avec un premier album éponyme. Elle fait cet été et à la rentrée la tournée des festivals pour le présenter au public.
A découvrir sur RFI dans Culture Vive le 6 août 2009
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Premier album à vingt-trois ans, dans lequel son timbre puissant (assez proche de celui de Patricia Kaas) s’habille d’un mélange très habile de variétés au premier degré et d’esthétique postmoderne au chic très actuel. Autour de l’accordéon de Zaza Fournier, on croit entendre les Négresses Vertes, des Rita Mitsouko unplugged, une world music strictement parisienne, de l’Adamo détourné. Pourtant, elle devait être comédienne. Mais vendre des sandwichs pour gagner sa vie l’ennuie. Elle décide de joindre l’utile à l’utile et chante dans la rue (“enfin, pas dans les endroits interdits, le plus souvent à Beaubourg”). Dès le début, outre les reprises habituelles du genre, elle chante son propre répertoire. Très vite, elle s’oriente vers les bars à chansons et les petites scènes. Tout en poursuivant sa formation de théâtre, elle passe presque deux ans à peaufiner les chansons du disque, qui arrivent très naturellement au catalogue d’une major. Et la voici maintenant, précédée d’un buzz parisien prometteur, nouvelle recrue au pays des filles de caractère.
Bertrand Dicale