Chronique album
Paris
09/02/2009 -
Pour son second album, Emily Loizeau explore un Pays sauvage. Un disque savamment pensé, concocté avec de nombreux invités, de Danyel Waro à Thomas Fersen, en passant par Moriarty. Chronique.
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Qu’elle subjugue un blues organique sous la couleur Moriarty (Fais battre ton tambour) ou déchire un sublime maloya avec maître Waro ( Dis-moi que tu ne pleures pas), qu’elle s’entoure d’un truculent chœur de luxe ( Jeanne Cherhal, Olivia Ruiz, Nina Morato sur La femme à barbe ) ou se balade dans le halo tendre d’Herman Düne (Tell me that you don’t cry), Emily épouse la forme de ses chansons, un corps-à-corps au tangage ferme, qui convoque folie, joie, cruauté, chair sous les incantations de sa voix protéiforme.
Dans ce Pays Sauvage se croisent aussi une ode à la sœur (Sister), l’entêtement de ritournelles (La dernière pluie), un crapaud rigolo (Thomas Fersen dans The princess and the toad) : la réminiscence d’un paradis enfantin au goût acide, aux lueurs douces-amères. Entrer de plain-pied dans cette contrée revient à participer à une bacchanale moyenâgeuse, une ripaille, un rassemblement hippie.
Une aventure qui ne manquera pas de séduire par son originalité, sa richesse et l’intimité du collectif. Une belle réussite.
Anne Laure Lemancel
09/02/2009 -
19/07/2006 -
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