Chronique album
Paris
19/02/2009 -
Avant de sortir son premier album, le groupe ne savait même pas qu’il enregistrait un disque ! Ce n’est qu’avec Y’a des cigales dans la fourmilière, deuxième opus paru en 2002, que le trio découvre les joies du studio. Pour A contresens, La Rue Kétanou a pris le temps de se poser et de s’éloigner, parfois, de sa formule habituelle : deux guitares, un accordéon.
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A contresens bénéficie incontestablement de cette lente maturation aussi bien en termes de composition que d’habillage sonore. Mourad, parti se balader avec Mon côté punk est revenu avec une guitare électrique. Rompant avec le dogme de l’acoustique des musiciens de rue, le groupe s’offre ainsi un son massif sur Je peux pas te promettre et quelques jolies "fignolades" avec Maître Corbeau.
Le trio s’essaie aussi à quelques variations de style comme sur le sombre Les idées qui fument, contrebasse tout en avant. Autant de petites trouvailles qui délivrent à chaque titre son charme si particulier. Olivier, Mourad et Florent ne se perdent pas pour autant dans les expérimentations. Même s’il se savoure enfin sur platine, leur répertoire s’adresse avant tout à la scène. Des morceaux comme l’hédoniste Prenons la vie ou le gouailleur Elle est belle devraient y faire un malheur. Sous une jolie pochette rose, La Rue Kétanou nous offre avec A contresens une belle poignée de chansons attirantes, en toute simplicité.
19/02/2009 -
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