Chronique album
Paris
11/03/2009 -
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L’excursion musicale commence en 1953 avec Esengo y a mokili ("Plaisir dans le monde"), un des premiers titres qu’ait enregistré Franco et sur lequel il accompagne - au chant et à la guitare - son pote Dewayon. Elle s’achève sur Nalingaka yo yo te ("Je ne t’aime pas"), un morceau mis en boîte en 1980 dans un studio de Bruxelles (où vivait alors Franco) et sur lequel le chantre et guitariste se débrouille quasiment tout seul, passant de la guitare au synthé et à la boîte à rythmes.
Une belle opportunité que cette somme copieuse pour s’immerger dans le groove chaleureux de la rumba. "On entre OK, on sort KO !" lance le maître dans un rire tout à la fin de l’ultime chanson du second disque. Si l’on enchaîne les vingt-huit titres proposés, c’est ce qui pourrait effectivement arriver. A moins d’être fâché avec son corps et pas très concerné par les rythmes chaloupés, difficile de s’arrêter, de résister à l’appel à danser lancé par Monsieur Franco.
Les pleins et les déliés de la rumba congolaise - née dans les années 1950 à Kinshasa et à Brazzaville et qui a fait sensuellement tanguer pendant plusieurs décennies le continent noir et sa diaspora - sont franchement irrésistibles. Les victimes d’accoutumance attendront avec impatience le second volume, où seront encore sans doute proposés quelques moments d’anthologie, dont le fameux titre Mario, qui ironise sur les gigolos.
Patrick Labesse
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