Chronique album
Paris
07/04/2009 -
![]() |
![]() |
Exit, donc, les accordéons et la java de Belle Ville, ce nouvel opus s’ouvre à d’autres horizons, ambiances jazzy, folk et hip hop acoustique en particulier. La réalisation dépouillée, signée du chanteur lui-même et de Matthieu Ballet (collaborateur, entre autres, de Bashung), s’avère plus soignée que jamais. Mieux mise en avant, la voix grave et syncopée d’Alexis parvient sans mal à faire swinguer la langue française, à la manière de Nougaro.
Si l’auteur de C’que t’es belle se renouvelle musicalement, ses textes creusent quant à eux, avec bonheur, le sillon de la tradition française : le bon mot comique (l’excellent La Maison Ronchonchon co-écrit par Lise Cherhal), et la satire chère à Brassens dans Les Affranchis (une histoire de mafieux transposée dans le monde de la chanson) ou Chicken Manager, fable volaillère mettant en scène deux figures politiques bien connues ; la chanson médiévale, aussi, avec un Maudits Anglois en langue d’époque, et ce Pardon, Vieux Camarade qui clôt l’album sur des applaudissements fatigués. Une réussite.
Alexis HK Les Affranchis (La Familia) 2009
En tournée française et le 15 octobre à la Cigale à Paris
Jérôme Pichon
16/07/2004 -
30/01/2003 -