Chronique album
ParisÂ
07/05/2009 -Â
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L’éclatement de tout cela est un peu déboussolant, surtout s’il l’on s’attend à être porté par une même humeur tout au long du disque. Mais sinon, il faut l’admettre : tout est bien maîtrisé. Les textes (qu’Olivia Ruiz a écrits pour la première fois toute seule) sont tour à tour intimes, palpitants, érotiques, ludiques. Les arrangements riches et inventifs (l’atmosphère Tim Burton créée pour Peur du noir et l’orchestration tout en cordes tendues et en cuivres de Elle panique sont particulièrement réussies). Même la voix d’Olivia Ruiz, qu’on entend ici chanter en français, en anglais et en espagnol, est moins nasillarde qu’avant et donc beaucoup plus agréable à écouter sur la longueur.
L’ex-star académicienne a fait du chemin. Comme elle le chante sur Elle panique (Elle flippe qu’on ne l’aime plus / Elle balise de s’aimer un jour / Ça pressure, ça la tue, ça lessive dans son tambour), elle tâtonne et doute encore. Mais ce Miss Météores pourrait bien la rassurer sur son identité : celle d’une jeune chanteuse au talent croissant.
Fleur De la Haye
Â
16/12/2005 -Â
25/11/2003 -Â