Chronique album
ParisÂ
13/05/2009 -Â
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Si la plupart des textes sont écrits en medumba, la langue des Bamileke, le chant n’est pas obligatoirement synonyme de mots chez Gino Sitson. Pour "dévisualiser" les images qu’il voit, il n’hésite pas à utiliser des onomatopées, des sons. C’est le cas de Peaceful Journey, dédié à son père, tout comme Daddy, un morceau instrumental sur lequel le chanteur utilise la sanza offerte par son parent récemment disparu. En consacrant aussi une chanson à sa fille, Lucia, et une autre à sa mère, Magny Marcelline, il semble placer la notion de famille au cœur de cet album, y compris sur le plan musical.
Au lieu de céder à la tentation d’inviter des pointures du jazz comme il l’avait fait pour Bamisphere en 2006, il a préféré privilégier les liens étroits tissés avec les musiciens qui jouent avec lui depuis de nombreuses années : le pianiste Helio Alves, le batteur Willard Dyson et le contrebassiste Lonnie Plaxico, également directeur musical de la chanteuse américaine Cassandra Wilson. Une complicité qui donne une véritable fluidité à l’album Way to Go.
Bertrand Lavaine
Â
13/05/2009 -Â
04/01/2006 -Â
05/04/2001 -Â