Chronique album
Paris
28/05/2009 -
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Révélé en 2002 avec un quatre titres à la croisée de la pop et de l'électro, le Français n'en finit pas d'explorer les liaisons étroites entre musique et mélancolie. Moins marqué électro que son premier album Happyness, Evenfall creuse un sillon évanescent tapissé de voix éthérées et de claviers lumineux. Adepte des mélodies ciselées, le musicien évite la monotonie en alternant titres à la lenteur remarquable (Awakening) et passages plus enlevés (Balançoire).
Compositeur de bande-originale de film à ses heures (Un jour d'été), Sébastien Schuller élabore autant des chansons que des ambiances. On sent les heures passées à peaufiner l'assemblage des textures sonores. Chanteur sur le tard, il fait preuve d'une belle maîtrise, autant dans la justesse que dans l'utilisation démoniaque de cordes vocales. Ses airs de supplicié en rajoutent dans l'ambiance "sombrissime" d'Evenfall. Une noirceur séduisante.
L'artiste risque de rallier un grand nombre d'âmes perdues à sa cause grâce à l'excellent The border, imparable hymne à la tristesse, avec juste ce qu'il faut de grandiloquence pour vous emporter. Et c'est bien là tout le miracle d'Evenfall : Sébastien Schuller propose une mélancolie contagieuse et, au final, apaisante.
Ludovic Basque
13/04/2005 -