ParisÂ
10/06/2009 -Â

Avant d’enregistrer Mispa, vous avez travaillé avec de nombreux musiciens. Quelle a été votre première collaboration ?
Un enregistrement avec Papa Wemba. Par le biais de Lokua Kanza qui travaillait sur son album Emotion. Quant à la première scène, je ne sais plus vraiment. Ce dont je me souviens c’est qu’il y a eu notamment un concert avec Lokua.
Etre choriste c’est une bonne école ?
Absolument et je ne suis pas certaine d’arrêter d’accompagner certains artistes. J’ai beaucoup appris derrière les autres. Cette possibilité que l’on a en tant que choriste d’entrer dans l’univers de l’autre, c’est extrêmement enrichissant. Je chante toujours avec Lokua avec qui nous avons un projet mêlant théâtre et chant, Carnet Sud Nord 17, qui a déjà été présenté sur scène. J’ai par le passé collaboré avec, entre autres, Idrissa Diop, Manu Dibango et Rokia Traoré.
Un des titres de l’album, Eyaya, évoque l’enfance. Quel souvenir gardez-vous de ce cette période?
Une certaine insouciance et puis une vie un peu nomade. Des allers-retours entre Yaoundé où je suis née, Douala où vivait ma grand-mère qui m’a élevée (ma mère m’a eu très jeune, mon père, je l’ai à peine connu) et l’ouest du Cameroun, chez un oncle. En fait, j’aurais aimé grandir dans une famille classique, avec un père et une mère. Cela m’a manqué de ne pas avoir de figures maternelle et paternelle auxquelles me raccrocher.

Avez-vous toujours songé à devenir chanteuse professionnelle ?
La chanson, pour moi, cela a juste été un moyen pratique d’échapper à l’école. J’en avais marre de me lever à 6 heures du matin pour aller au lycée !
Patrick Labesse
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10/06/2009 -Â
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