Chronique album
ParisÂ
12/06/2009 -Â
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Les mélodies sont soignées et "bluesifiées" à l’extrême. Courts, les quatorze titres sont soutenus par de puissants "backing vocals", les riffs relevés des claviers de Johan Dalgaard ainsi que des interventions pour le moins originales dont l’accordéon de Marcel Loeffler sur Lilati.
Si l’inquiétude face au monde actuel est perceptible dès L’Halem, le premier morceau, le répertoire invite surtout au voyage, à la beauté, à l’humanité, au respect de toute nature vivante. Ces valeurs centrales de culture targuie forment comme une toile de fond et permettent à Sundy de déployer toute sa sensibilité.
A bientôt 50 ans, ce dernier rappelle qu’il est aussi un guitariste de blues pur jus formé aux côtés de grands maîtres tels B.B King, Albert King ou Jimmy Johnson. Blues américain et culture des "Hommes bleus", deux faces indissociables d’un même artiste, qui sait s’effacer au détour d’un titre pour laisser la place à ses choristes (El Hamama), s’ouvrir à des complices tels Eric Bibb ou le batteur Mokhtar Samba qui signe une composition (Iwa) ou pour reprendre les classiques à l’instar de Prisoner of Misery de Joe Louis Walker. Assurément, un très bel album.
Alexandre Varel
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07/07/2005 -Â
22/02/2005 -Â
06/11/2004 -Â
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