Chronique album
Paris
15/07/2009 -
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Avec le Kaloum Star, qu’il dirige à partir de 1969, Mamadou Barry participe ainsi en 1973 à un premier 33 tours. Sort ensuite quelques 45 tours puis enfin un album en 1996. La formation se distingue par son ouverture, ici vers le jazz, là vers l’afro beat, et sait les introduire dans le folklore mandingue modernisé.
C’est cette même spécificité qui s’entend aujourd’hui tout au long de Niyo. "À classer dans : Afrique / groove cool" peut-on lire sur la pochette du CD. Souvent présenté comme l’héritier de Momo Wandel dont le swing a marqué le paysage musical guinéen, Mamadou Barry cherche lui aussi à ramener le jazz en Afrique.
Dans Africa Five, il reprend et adapte Take Five, un thème vieux d’un demi-siècle rendu célèbre par le pianiste américain Dave Brubeck. Son sax évolue dans un autre registre sur Sumbouya : plus discret mais tout autant rempli d’émotion, il se met au service de la voix profonde et prenante de la jeune Sia Tolno. Deux autres chanteuses guinéennes, Sény Malomou et Missia Saran, ont été conviées respectivement sur Sodia et Bikè Magnin. Le koriste Kélontan Cissoko prend à son tour le micro sur le dernier morceau, Néné, pour louer Maître Barry à la façon des griots. En alternant titres chantés et instrumentaux, le saxophoniste a trouvé un équilibre séduisant.
Bertrand Lavaine
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