24/09/2009 -
A Kinshasa, c’était un peu dur pour nous tous, musiciens et techniciens. Il fallait faire attention. On voit que c’est une ville où il y a des problèmes d’organisation. Pour notre concert, il n’y a pas eu de publicité. C’est dommage. Après nous sommes partis pour Brazzaville. J’avais un peu le trac avant de monter sur le bateau. C’était la première fois. En fait, le trajet n’est pas très long. Trois kilomètres, alors j’aurais pu nager s’il y avait eu un problème.

Dès que tu arrives de l’autre côté, tout change. C’est bien arrangé, Brazzaville. Il n’y a pas beaucoup de monde, c’est tranquille, tu te sens en sécurité. Ça se voit dès que tu sors du port. Le lendemain, nous sommes allés à Pointe-Noire, à 45 minutes d’avion de Brazza. En fait, c’est la capitale économique du Congo où il y a du pétrole.
Maintenant, au quatrième ou cinquième concert, on a plus d’automatismes entre nous sur scène. C’est devenu aussi naturel que si on mangeait du riz. Pendant mon séjour dans les deux Congo, j’ai rencontré beaucoup d’artistes et j’ai acheté des disques de musique congolaise : Fally Ipupa, Koffi… De la rumba. J’aime vraiment bien leur façon de chanter. C’est une belle langue, tu as envie d’écouter.
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Amin’ny manaraka indray ê ! (à la prochaine !)
Théo Rakotovao (avec Bertrand Lavaine)
Photos : Théo Rakotovao et Xavier Van Hecke
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