Chronique album
ParisÂ
21/10/2009 -Â
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Le voyage démarre donc dans les rues de New Delhi avec une incantation à la déesse Shiva (Shiva Mantra), se poursuit à New York, puis quelque part dans l’étendue sahélienne, fait une halte à Nashville, pour se terminer au Cameroun (Camer secrets).
Mais comme Bona ne fait rien comme tout le monde, le voyage ne s’arrête pas là . Il est aussi intérieur… aux morceaux ! Sur Esukudu par exemple, on entend un peu du Brésil, du Sahel, de musiques de films, de jazz… Pour les initiés, il y a bien sûr cette gamme, jouée sur dix modes différentes qui fait le lien entre les titres.
C’est bien évidemment, "la couleur Bona", la douceur des voix, l’audace des arrangements et bien sûr, la rondeur de la basse qui donne à ce disque son passeport international. Pourtant, Bona ne la joue pas solo ! Chaque escale renoue avec une amitié musicale : Franck Mc Comb qu’il avait accompagné sur son premier album, les musiciens indiens rencontrés sur une précédente tournée, ou le flûtiste Bailo Baa déjà présent sur le troisième disque de Richard Bona, Munia : The Tale.
En invitant en studio des musiciens rencontrés sur scène, aux quatre coins du monde, Richard Bona raconte aussi son propre parcours : celle d’un African cow boy, nourri au sein prolifique de ses multiples expériences musicales. Ce voyage bluesy se termine au Cameroun avec Camer Secrets, un morceau qui nous rappelle qu’il faudra écouter et réécouter sa musique, pour tenter de percer les mystères de Monsieur Bona.
Eglantine Chabasseur
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