Chronique album
ParisÂ
03/11/2009 -Â
![]() |
![]() |
Une histoire belge, donc, puisque le groupe Phantom, dirigé par Benjamin Schoos (aka Miam Monster Miam), pratique un rock garage anhydre et énervé, qui se met au service, à l’occasion, de personnalités comme Jacques Duvall ou Marie France. Duvall étant par ailleurs le parolier privilégié de l’une comme de l’autre, tout cela a un côté joyeusement incestueux. Duvall a écrit pour Lio ses textes les plus définitifs, du Banana Split liminaire au divin Si belle et inutile, en passant par le légendaire Les brunes comptent pas pour des prunes.
Sur fond de guitares twanging (de l’anglais twang, qui veut dire nasiller, ndlr) et dans une urgence et une économie de moyens qu’on devine complémentaires, il signe à nouveau quelques perles d’effronterie comme Ta cervelle est en grève mais ta grande gueule fait des heures sup, ou le duo La Fidélité.
Cet album foncièrement indépendant et autarcique montre une Lio renouant avec son amour de jeunesse pour un rock’n’roll près de l’os, qui convoque les fantômes de Blondie première période. Dans cet univers électrique et sans fioritures, la peste patentée reste modeste, mettant sa voix au service du groupe et des chansons, sans jouer les vedettes capricieuses. La rusticité des sonorités devrait éloigner ce réjouissant album des radios formatées, et pourtant Je ne suis pas encore prête est un sucre d’orge pop comme on n’en fait plus.
Jean-Eric Perrin
Â
11/06/2009 -Â
21/10/2002 -Â