Paris
16/11/2009 -

Il ne le cache pas : le déclic est survenu quand, après avoir travaillé sur quelques chansons, il appelle son groupe ; là, à la première répétition, il est envahi par la sensation de recommencer pour la troisième fois au moins le même processus sur la même matière. Alors il s’enferme en studio et essaye, essaye, essaye. Sa passion pour John Barry et quelques autres grands compositeurs de musiques de film lui donne, au bout de six mois, une direction de travail qu’il pense la bonne.
Gérald De Palmas dès lors reste des mois seul derrière la console d’un petit studio, à Puteaux. Là, sans même passer de l’autre côté de la vitre comme pour des prises de son "normales", il joue de la guitare, des percussions, de la basse, travaille ses samples, chante en s’enregistrant lui-même, sans autre compagnon de travail que des pochettes de 33 tours de Robert Palmer pendues au mur. Il pose le micro très près de la guitare pour saisir jusqu’au frottement des ongles sur les cordes, toutes les nuances du souffle dans la voix… L’autarcie ne lui fait pas peur, lui qui s’avoue "assez fan de gens qui ont entièrement créé leur univers musical". Cela ne fait pas, pour autant, un disque strictement intimiste : De Palmas a trop d’envies cinématographiques pour ne pas les restituer en bidouillant sur son ordinateur les prises de ses chansons.

Et, d’ailleurs, il ne retrouve pas le public comme s’il était une grosse star pop : après quelques concerts provinciaux discrets en juin, il a entamé en octobre une tournée des salles moyennes avant un Olympia le 16 novembre, jour de la sortie de Sortir. Ce ne sera qu’au printemps 2010 qu’il commencera sa grosse tournée des Zénith.
Gérald de Palmas Sortir 2009
En concert le 16 novembre 2009 à l’Olympia, à Paris.
Bertrand Dicale
16/11/2009 -
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