Chronique album
ParisÂ
19/11/2009 -Â
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Sans ostentation, il délivre ainsi douze titres aussi évidents que profonds. Comme si chacune de ces chansons (retravaillées sur différentes scènes au gré des rencontres) avait une vie propre, qu’elle pouvait changer de direction à n’importe quelle mesure. Berger d’un troupeau qu’il endigue de sa voix mélancolique, JP Nataf traîne du côté de la morna (Monkey) ou des ambiances pop années 80 (Clair). Sur Après toi, il joue même de sa voix, assombrie, en contrepoint d’un chœur trop éloigné : effet frisson de solitude garanti !
A l’instar d’un Benjamin Biolay (dans un registre moins dépressif tout de même…), le Parisien sait faire chanter la langue française. Et il en faut de la maîtrise pour aligner un titre de plus de neuf minutes comme Seul alone. Une longue complainte douce amère, héritée du blues et du hip hop. Un tour de force au phrasé hypnotique qui ne lasse pas de captiver.
Tout en pudeur et en justesse, Clair nous attire dans le calme bienheureux, teinté de douce nostalgie. Un plaisir aussi savoureux sur disque que sur scène.
JP Nataf Clair (Tôt ou tard) 2009
Ludovic Basque
Â
18/10/1999 -Â