Chronique album
Paris
17/12/2009 -
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Cette identité est sans aucun doute le principal atout du groupe de Thierry Gauliris. Sa voix n’y est pas étrangère. Elle n’a rien d’exceptionnel, mais elle se révèle particulièrement efficace pour donner un supplément d’âme à ces chansons et l’autorise du coup à naviguer sur des mers différentes.
Les ingrédients sont souvent les mêmes, seul le dosage varie selon les projets et "l’inspiration du moment", sur laquelle il dit beaucoup s’appuyer. Sur Wiyo, le reggae constitue le socle fondamental. Pour poser ce cadre rythmique, le chanteur de Baster a fait appel à Ludovic N’Hollé, batteur de Tiken Jah Fakoly qui remplit parfaitement son rôle, capable d’efficacité et de nuances.
Si, à plusieurs reprises par le passé, le Réunionnais a montré une certaine propension à recycler ses anciens titres, cette fois les onze morceaux sont de réelles nouveautés. A côté de ceux rédigés en créole, on trouve deux intrus qui répondent à cette volonté d’ouverture : I Know, en anglais, et Enfants de la balle en français, où Thierry Gauliris partage le micro avec le chanteur Cali. La valeur ajoutée de celui qui fait figure d’invité vedette de l’album est plus symbolique que réelle, car sa présence n’apporte pas grand-chose à cette chanson qui fonctionne très bien toute seule. Que Baster, pour tenter d’ouvrir d’autres portes, ait eu envie de jouer cette carte-là est compréhensible. Mais il n’en avait nullement besoin pour que ses qualités soient reconnues.
Bertrand Lavaine
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