Paris
17/12/2009 -

Est-ce dans cette démarche que s’inscrit le nouvel album ?
Oui. Les morceaux sont plus teintés reggae, parce que c’était l’inspiration du moment. Ça fait presque dix-neuf ans que j’ai mis les pieds sur les scènes métropolitaines, et quand on fait du séga là-bas, ça reste encore communautaire. On doit jouer de la musique pour tout le monde et c’est à nous de faire en sorte que dans l’arrangement, on puisse y parvenir.
Comment-vous est venu à l’esprit le titre étrange de ce disque ?
Quand je fais la mélodie de mes chansons, je travaille toujours en onomatopées. "Wiyo", au départ, en est une. Ma femme, qui a écrit la plupart des textes, voulait que je la garde. Ça sonne, mais en créole on ne connait pas "wiyo" et je me demandais ce qu’allait en penser le public. Je suis allé sur internet, j’ai tapé "wiyo", et j’ai vu que ça voulait dire "what is your opinion". C’est un site sur lequel les gens donnent leur opinion sur ce qui se passe dans le monde. Et donc j’ai gardé le sigle !

Il y a quelques mois, vous étiez sur scène à la Réunion avec le groupe Ziskakan, qui fêtait ses trente ans d’existence et vous a aidé à sortir votre première cassette. Quels souvenirs gardez-vous des débuts de l’aventure Baster ?
Mon souvenir le plus fort, ça reste ces kabars (concerts, ndr) dans le quartier, les défilés de charrettes le 20 décembre avec tous les gens du quartier qui venaient participer à cette sorte de carnaval dans le quartier de Basse-Terre où est né le groupe, où on habitait. Mon cousin Alain Joron était à l’origine de ce qui s’appelait le Mouveman kiltirel Basse-Terre. Il avait décidé de monter cette association pour ouvrir l’esprit des habitants par la musique, l’astronomie, tout le côté culturel… On faisait aussi des randonnées parce qu’on ne connaissait pas vraiment notre île !
Bertrand Lavaine
17/12/2009 -
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