Chronique album
Paris
22/12/2009 -
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S’en affranchir signifie avoir trouvé sa voie. Avec SOS, Ismaël y est parvenu. Moins de guitare rock, un reggae aux bases plus jamaïcaines tout en conservant souvent des tempos relativement enlevés. L’ensemble possède une indéniable couleur africaine. Les sonorités du tamani (tambour d’aisselle) et du n’goni, n’y sont pas étrangères, mais c’est en premier lieu le chant qui confère à ses morceaux leur originalité. Les attaches maliennes de l’artiste, par sa mère, s’entendent dans sa façon d’interpréter ses textes, écrits en partie en français (SOS, Un choix, Dites leur…).
Lui qui, enfant, a appris à réciter le Coran sur un mode mélodique presque chanté, a conservé ce côté arabo-oriental dans son reggae. La combinaison paraît aussi naturelle que séduisante, que ce soit sur Wélé, ou encore Ya allah qui se détache des autres titres de l’album par son côté acoustique prononcé. C’est d’ailleurs cette direction que l’Ivoirien avait prise avant de croiser la route de Mo Kalamity, chanteuse dont la renommée ne cesse de croître sur la scène reggae en France.
Après l’avoir invité pour un duo, elle lui a présenté ses producteurs, anciens membres du groupe Exode. Quelques temps plus tard, ceux-ci proposaient à Ismaël de l’aider à faire un disque plus roots que le projet qu’il avait en tête, en mettant à son service une équipe de musiciens expérimentés (l’ancien batteur de K2R Riddim, l’ex-bassiste d’Exode…). Entre eux, le courant est si bien passé qu’au delà de l’album, cette aventure commune se prolonge sur scène.
Bertrand Lavaine
23/11/2005 -