Chronique album
Paris
12/02/2010 -
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La voix douce-amère d’Alain Chamfort n’y est pas étrangère : elle suit avec à propos les soubresauts parfois violents de la vie d’Yves Saint-Laurent, l’une des personnalités les plus complexes (et secrètes) de l’histoire de la mode.
L’album commence piano lorsqu’il est question de l’enfance du "maître" à Oran, puis bascule dans l’euphorie sixties pour les premiers pas du couturier à Paris (le très réussi À la droite de Dior). Ce jeu de montagnes russes se poursuit jusqu’au bout, fidèle avec tendresse et pudeur au parcours vertigineux de Saint-Laurent : la mort (celle de son mentor Christian Dior), la rencontre avec son compagnon Pierre Bergé (le quelque peu mièvre Pas de guitare), la gloire puis les excès en tous genres, la dépression et la retraite (Quand on a tout connu).
L’album se clôt sur un Adieu ajouté in extremis après la mort du couturier : juste quelques mesures de piano et de violons, comme pour rappeler qu’au fond, l’hommage à une telle existence se passe réellement de commentaires.
Jérôme Pichon
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