Montréal
28/06/2010 -

On la connaissait alors surtout en tant que bassiste et aussi pour son travail avec des groupes importants des années 1990 tels Les Colocs et Les Frères à Ch’val. Elle passait soudain à l’avant-scène et chantait ses propres textes. "À la sortie de mon premier disque, j’ai dû affronter tous les préjugés envers la country et ça m’a étonnée. J’ai grandi avec cette musique qui vient du cœur, mais je n’ai pourtant jamais eu l’impression de jouer de la country en tant que tel, raconte Mara. La vague des Cowboys Fringants a beaucoup démystifié la chose et je crois qu’il existe une nouvelle génération beaucoup plus ouverte musicalement qu’à mes débuts."
Récipiendaire du Prix Félix-Leclerc de la chanson en 2000, l’artiste a poursuivi avec les albums Papillons (2001) et Les nouvelles lunes (2005), a collaboré avec des musiciens de divers horizons (Vincent Vallières, Lhasa de Sela, Mononc’ Serge) avant de lancer l’an dernier Tu m’intimides, un disque moderne et épuré, qui renferme plusieurs balades aux sonorités pop aux arrangements tantôt seventies, tantôt ultra contemporains.
"Quand je prends ma guitare pour composer, le résultat est encore très folk country. Mais d’autres chansons comme Tu n’es pas libre ont été faites au piano. Le contact avec l’instrument change tout pour moi. La naissance d’une chanson, c’est toujours très magique." Les jolis textes de Mara, qu’elle met parfois en contexte lors de ses spectacles, sont avant tout sincères : ils racontent ouvertement l’amour, le désir, l’angoisse et le chemin vers une sérénité qui guide toute sa démarche artistique.
Son amour de la scène

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