Montréal
21/07/2010 -
L’énigmatique Damien Robitaille et ses chansons bourrées d’humour absurde viennent de récolter le prix Félix-Leclerc de la chanson, une récompense annuelle décernée aux jeunes auteurs-compositeurs-interprètes. Zoom sur un nouveau talent.
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Depuis son premier album, L’homme qui me ressemble (2006), l’artiste au singulier accent franco-ontarien (il est né d’un père francophone et d’une mère anglophone) a laissé pousser une moustache et s’est transformé en véritable crooner de la scène locale. Lancé l’an dernier sur un bateau de croisière à Montréal, costume de capitaine en prime, le second disque Homme autonome en a surpris plus d’un avec ses chansons à caractère seventies, d’un kitsch assumé. Il y chante l’amour (Mot de passe, Plein d’amour) mais aussi certaines vérités implacables ("On est né nu/Et on est mort vêtu").
On l’avait connu plus folk et voilà qu’il arrivait avec des chansons pop, teintées de funk et de soul. Mais ce sens aigu de l’autodérision, unique en son genre ("Jésus nous a dit/Allez pêcher, les hommes/Moi je préfère/Aller pêcher les femmes"), prouvait qu’il s’agissait bien du même Damien Robitaille : le jeune chanteur et pianiste qui a choisi de faire carrière en français et de s’installer au Québec. Et, surtout, un interprète hors du commun (et aimé des dames) dont l’univers agréablement bizarre prend toute son ampleur en concert.
Marie-Hélène Mello
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